.

L'Ilot 160 (St Gilles)

Fiche technique

Nom: L’Ilot (160)
Dénomination: L’Ilot ASBL (Association Sans But Lucratif)
Adresse: Chaussée de Charleroi, 160
Code Postal: 1060
Ville: Bruxelles
Tél: +32 2 538 59 09
Fax: +32 2 538 80 54
Email: Ilot-160
Site Web: Ilot-160 – le site
Public accueilli: Hommes, femmes avec ou sans enfants
Capacité agréée: 22
En bref:

Spécificité

  • Accueil et hébergement d’urgence 24h/24
  • Le projet de la maison ne permet pas d’accueillir des hommes seuls;
  • Accompagnement psychosocial;
  • Evaluation à partir de la deuxième semaine de séjour et prolongation possible dans le cadre du projet individualisé en vue de trouver une solution transitoire ou plus définitive.

Actualités

Historique

L’Ilot : 47 ans de résistance
Saint-Gilles. Accueil d’urgence. Problèmes de logement, d’argent, de couple… La maison d’accueil de l’Ilot croule sous les demandes.
LHUILLIER,VANESSA
Le Soir en ligne – lundi 04 juin 2007, 02:55

La maison d’accueil d’urgence de l’Ilot à Saint-Gilles fête ce mardi ses 47 ans. Elle en profite pour ouvrir ses portes aux habitants du quartier et aux autres acteurs du secteur des sans-abri.
«On parle toujours des personnes vivant dans la rue lors de la période hivernale, nous explique Jean-Luc Joiret, directeur de la maison. Mais les difficultés ne s’arrêtent pas le 31 mars. Nous sommes ouverts toute l’année pour recevoir les personnes en situation de crise». Et elles sont nombreuses à venir. La maison a une capacité d’une vingtaine de lits et elle est pleine en permanence. Chaque année, la maison d’accueil de Saint-Gilles héberge 300 personnes et doit en refuser 1.000. «On a souvent l’image des sans-abri chroniques mais il existe aussi de plus en plus de personnes qui ont besoin d’un logement d’urgence parce qu’ils se sont fait expulser ou parce qu’ils ne trouvent pas d’appartement adapté. Nous les accueillons donc pendant quelque temps afin qu’ils puissent définir leur projet et retombent sur leurs pieds». La maison s’occupe surtout de familles ou de femmes seules. Beaucoup, parmi elles, arrivent au foyer parce qu’elles subissent des violences conjugales et ont besoin de souffler et de prendre du recul avant de décider ce qu’elles vont faire. En moyenne, elles restent 25 nuits. «Les gens que nous recevons ont souvent d’autres problèmes en plus de celui de logement. Ils souffrent d’ennuis financiers, psychologiques, de langues. Certains n’ont pas de papiers ou viennent d’arriver en Belgique et s’aperçoivent que la réalité est plus dure que ce qu’ils croyaient».
Beaucoup viennent de leur propre initiative. Les autres sont envoyés à l’Îlot par le Casu ou d’autres structures d’accueil. Lors de leur arrivée, on leur donne un nécessaire de toilette et des vêtements de rechange. Ils sont ensuite installés dans leur chambre.
La maison compte neuf places en dortoir et des chambres individuelles pour les familles. Ensuite, une assistante sociale s’occupe d’eux afin de déterminer leur projet. Le but est de les aider à retrouver un logement.
«80 % des gens ont trouvé une solution»
«80 % des personnes qui nous quittent ont trouvé une solution durable. Elles ont trouvé un logement social, un travail, partent vers un autre centre d’accueil, rentrent chez eux ou ont acheté un appartement grâce au fonds du logement. Seulement 12 % partent sans dire où elles vont».
La Maison d’accueil de l’Îlot joue donc un rôle essentiel dans le réseau des sans-abri. Mais pour Jean-Luc Joiret, il faudrait que la Cocof donne plus de moyens à ces structures. «Les grands bâtiments comme le Casu ne sont pas non plus des bonnes solutions. Ils génèrent souvent de la violence et du coup, les personnes ne veulent plus y aller. Mais cela demande moins d’investissement qu’une structure comme la nôtre».

 

AMA - A.S.B.L. • Rue des Champs Élysées, 13 - 1050 Bruxelles • Tél & fax : +32 2 513 62 25
Avec le soutien de la COCOF
À propos du site • Réalisation : Mezzotinto • © AMA 2007—2014