
Anneleen Van Bossuyt, Ministre N-VA de l’Asile et de la Migration et de l’Intégration sociale prend une une décision politique, sur fond d’économie budgétaire : elle coupe dans le Brussels Deal.
En résumé :
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- fermeture de 300 places d’hébergement à partir de la fin juillet
- annonce sa volonté de fermeture de 700 places d’hébergement en plus vers septembre
- diminution des aides en journée
- volonté de mettre fin au financement du Gouvernement fédéral dans Brussels deal d’ici la fin de l’année, menaçant 1000 places d’hébergement supplémentaire
Les conséquences de ces annonces, si elles se concrétisent, seront terribles humainement et socialement. La Région bruxelloise était dotée jusque-là de près de 3000 places d’hébergement d’urgence…
Plus de 200 travailleurs.euses se retrouveront sans emploi et des associations seront en difficulté financière sans pouvoir répondre à leurs obligations sociales et humanitaires.
De très nombreux services d’aide aux personnes sans chez-soi, qui sont déjà saturés ne pourront répondre aux demandes d’aide.
De très nombreux services sociaux-santé, les CPAS, les associations de quartier seront sollicités sans avoir les ressources pour accompagner dignement ces personnes en difficultés.
Ces personnes mises à la rue ne pourront trouver de réponses à leurs besoins de base.
Ces annonces arrivent dans un contexte où :
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- sur le terrain, nous voyons toujours plus de personnes en demande d’aide et d’un hébergement
- les travailleurs.euses effectuent leurs missions déjà à flux tendus et en devant trier les demandes
- les services sont saturés
- la Région bruxelloise concentre toujours autant de demandes notamment parce que les institutions telles que l’office des étrangers se situent sur son territoire
Une crise humanitaire, et avec elle son lot de conséquences, menace Bruxelles.
Nous en appelons à la responsabilité politique de toutes et tous.
