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Mobilisation et pétition – Crise humanitaire programmée : NON à la suppression de 1.000 places d’accueil 

Le 4 août 2026

Début juillet, le gouvernement fédéral a annoncé la suppression de 300 places d’accueil à Bruxelles. Moins de quinze jours plus tard, il annonçait la suppression de 700 places de plus, portant le total à 1.000 places rayées du dispositif, avec des fermetures attendues juste avant l’entrée dans l’hiver. Ce calendrier consacre le choix politique de la majorité fédérale de réduire l’accueil, indépendamment de ses conséquences humaines : un millier de personnes supplémentaires seront ainsi contraintes de rejoindre les mille autres qui vivent déjà dans les rues de Bruxelles.

La ministre fédérale de l’Asile et de la Migration justifie cette décision par la prétendue baisse du nombre de personnes en attente d’une place d’hébergement, alors qu’elle occupe par ailleurs, au sein du même gouvernement, la compétence de l’Intégration sociale, ce qui devrait logiquement l’amener à mesurer l’ampleur des conséquences sociales de ses propres arbitrages, plutôt qu’à les ignorer.

Bruxelles a déjà connu, en 2015 puis en 2017, les effets désastreux d’une capacité d’accueil insuffisante. Les mêmes décisions produiront structurellement les mêmes conséquences, et rien ne laisse penser que le scénario se déroulera différemment cette fois-ci : apparition de campements, crises sanitaires, tensions sociales… une crise humanitaire.

Il est indispensable de reconsidérer ces fermetures : ni les personnes accueillies et accompagnées par nos services, ni les travailleur·euses des secteurs social, santé et de lutte contre le sans-abrisme, ni les habitant·es et navetteur·euses bruxellois·es ne peuvent ou ne doivent porter les conséquences violentes d’arbitrages fédéraux pris sans aucune concertation préalable avec elles et eux.

Pour porter collectivement cette exigence, un rassemblement des travailleur·euses du secteur et de leurs soutiens citoyens est organisé le mardi 18 août, place de l’Albertine, 1000 Bruxelles, à 17h30.

Mobilisons-nous ! Signez cette pétition (qui sera remise à la Ministre de l’Asile et de la Migration) et faites-la circuler au sein de votre entourage, afin que cette décision ne se prenne pas dans l’indifférence de celles et ceux qui devront, une fois de plus, en gérer les conséquences.

Plus d’infos : lien event FB 

Pétition : https://bit.ly/NONalasuppression1000places

Notre réaction 

Le 17 juillet 2026

Anneleen Van Bossuyt, Ministre N-VA de l’Asile et de la Migration et de l’Intégration sociale prend une une décision politique, sur fond d’économie budgétaire : elle coupe dans le Brussels Deal.

En résumé :

    • fermeture de 300 places d’hébergement à partir de la fin juillet
    • annonce sa volonté de fermeture de 700 places d’hébergement en plus vers septembre
    • diminution des aides en journée
    • volonté de mettre fin au financement du Gouvernement fédéral dans Brussels deal d’ici la fin de l’année, menaçant 1000 places d’hébergement supplémentaire

Les conséquences de ces annonces, si elles se concrétisent, seront terribles humainement et socialement. La Région bruxelloise était dotée jusque-là de près de 3000 places d’hébergement d’urgence…

Plus de 200 travailleurs.euses se retrouveront sans emploi et des associations seront en difficulté financière sans pouvoir répondre à leurs obligations sociales et humanitaires.

De très nombreux services d’aide aux personnes sans chez-soi, qui sont déjà saturés ne pourront répondre aux demandes d’aide.

De très nombreux services sociaux-santé, les CPAS, les associations de quartier seront sollicités sans avoir les ressources pour accompagner dignement ces personnes en difficultés.

Ces personnes mises à la rue ne pourront trouver de réponses à leurs besoins de base.

Ces annonces arrivent dans un contexte où :

    • sur le terrain, nous voyons toujours plus de personnes en demande d’aide et d’un hébergement
    • les travailleurs.euses effectuent leurs missions déjà à flux tendus et en devant trier les demandes
    • les services sont saturés
    • la Région bruxelloise concentre toujours autant de demandes notamment parce que les institutions telles que l’office des étrangers se situent sur son territoire

Une crise humanitaire, et avec elle son lot de conséquences, menace Bruxelles.

Nous en appelons à la responsabilité politique de toutes et tous.

L’ASBL AMA

Créée en mai 1968, la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri (AMA) fédère des institutions assurant l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement d’adultes et de familles en difficultés psychosociales mais aussi des personnes morales ou physiques actives dans le domaine de l’aide et de l’accueil de personnes en grande précarité sociale.

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BRUXELLES

Rue du Poinçon 53, bte16 – 1000 Bruxelles

NAMUR

Rue de Bomel 154 – 5000 Namur

0471 38 11 37 | ama@ama.be

AVEC LE SOUTIEN DE

     

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