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La coordination est un travail essentiel pour assurer une cohérence des actions menées, créer une synergie entre différents acteurs et atteindre des objectifs à niveau globale. Durant cette crise, les Relais sociaux en Région wallonne et Bruss’help en Région bruxelloise ont coordonnées les actions mises en place. L’AMA a voulu mettre en lumière leur travail :

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Travail de coordination des relais sociaux

Les 7 Relais Sociaux de la Région wallonne (de Namur, La Louvière, Liège, Verviers, Mons, Charleroi et Tournai) ont travaillé durant ces derniers mois pour appuyer les services de leur zone géographique.

Pour rappel, un Relais social est un réseau d’institutions publiques et privées qui développe un dispositif de lutte contre l’exclusion sociale. Sa mission principale est d’installer les conditions qui permettront la coordination des services publics et privés chargés d’articuler accueil, écoute, assistance, orientation, accompagnement et insertion des personnes en grande précarité. L’implication des usagers de ces services dans la réflexion et les actions menées par le Relais Social est essentielle.

L’AMA leur a demandé de témoigner du travail de coordination accompli durant cette période de crise :

Relais Social Urbain de Tournai

A Tournai,  quel bilan pour le dispositif minimal maintenu pour les plus démunis durant la période du confinement ?

En mars dernier, les professionnels du  réseau  « grande précarité » de Tournai ont dû,  par la force des choses, ajuster l’amplitude de leurs actions.

Des actions ciblées pour un public nombreux  

Dès le 18 mars,  à l’initiative du Relais Social Urbain,  une collaboration efficiente,  solidaire s’est structurée entre le  CPAS,  la Croix Rouge, le  Relais Santé, l’accueil de jour Braséro, les éducateurs de rue du SAIS  de la Ville de Tournai,   l’Assiette pour Tous et Citadelle.  Elle a permis de maintenir un accès à :

  • des repas chauds : du 18 mars au 14 juin 5372 repas ont été servis lors des distributions fréquentées par une moyenne globale de 80 personnes par jour;
  • des rencontres avec  des travailleurs de rue (infirmiers, éducateurs) : du 18 mars au 12 juin, lors des distributions à l’ilôt  Cherquefosse  et/ou  lors des maraudes, 73 permanences ont été assurées permettant 941 « rencontres » durant lesquelles  notamment  574 demandes de types médical et  274 demandes de type social ont été formulées ;
  • des tests « covid » : du 28 avril au 5 juin 6 tests ont effectués ;
  • du matériel de prévention  face aux conditions climatiques exceptionnelles : du 6 avril au 12 juin, 170 casquettes et 328 doses de crème solaire ont été distribuées ;
  • du matériel spécifique « covid » : du 18 mai au 12 juin, 228 masques en tissus  et 208 masques jetables ont été distribués ainsi que 102 flacons de gel hydro-alcoolique ;
  • des vêtements ;

Cette collaboration efficace  a également permis de se tenir au courant  des  modifications de fonctionnement des services et d’en informer le public (deux flyers P’TY COVID 19 RESO ont été distribués ; le site du RSUT a été régulièrement mis à jour ; des mailings d’informations ont été faits) ainsi que de repérer  collectivement  les manquements  problématiques  et tenter d’y trouver des solutions alternatives.

Parallèlement :

  • l’accueil de jour Braséro  qui a proposé dans ses locaux  des permanences  permettant  un accueil  individuel,  de 14h à 15h,  pour répondre à des besoins primaires  a comptabilisé du 17 mars au 31 mai  297 personnes différentes accueillies. Outre les  nombreuses demandes formulées, les membres de l’équipe ont comptabilisé 49 machines à laver, 1284 produits alimentaires distribués, 140 kits hygiène remis ;
  • l’abri de nuit, resté ouvert  avec un service restreint mais sécure de 20 lits, a comptabilisé, sur la période du 16 mars au 27 mai  à l’abri de nuit une moyenne de 13 personnes/ nuit  dont 88% d’hommes ;
  • les Bains-douches ayant élargis leurs horaires avec la présence des éducateurs de rue du SAIS et, en soutien pour l’encadrement,  les gardiens de la paix  ont comptabilisés 301 heures de présence pour veiller au respect des distanciations sociales ainsi que de nombreux relais pour le matériel d’hygiène fourni ;
  • Les travailleurs de rue ont poursuivi leurs permanences téléphoniques chaque jour de 9h à 18h en plus de la présence sur le terrain entre 11h et 15h et ont répondu à près de 450 demandes lors de celles-ci ;
  • la maison des familles a poursuivi la distribution de colis chaque mardi de 9h à 11h.

N’oublions pas  les  travailleurs de première ligne,   membres des équipes des maisons d’accueil,  des maisons médicales, des services d’aide alimentaire,  du CPAS,   qui ont continué, chaque jour,  coûte que coûte,  à  être présents aux côtés des plus démunis.  N’oublions pas également  les services techniques de la ville qui ont contribué  au bon fonctionnement de la distribution via la gestion des déchets sur le site.

Et maintenant ?

Les différentes étapes du déconfinement ont eu pour conséquence,  et ce pour tous  les secteurs d’activités,  la mise en place de protocoles  précis  avec « distanciation sociale – usage de gel hydroalcoolique- usage des masques obligatoire ou fortement conseillé », des modifications d’horaires,  des restrictions quant au nombre de personnes pouvant être accueillies etc.   La plupart des services de notre réseau « grande précarité » ont donc repris leurs activités en adaptant leurs fonctionnements  à ces différentes règles,  parfois en devant les restreindre.   Il est clair que « rien ne sera comme avant ».  Nous  allons devoir  nous adapter à tous ces changements  et accompagner les plus démunis dans la compréhension et le respect de ceux-ci.  Gageons que nous saurons le faire. Reste, de cette période trouble,  la belle  énergie qui nous a porté  à partir du 18 mars et nous a permis de nous rappeler que nous  partagions des valeurs fondamentales sans lesquelles nous n’aurions pu initier ces fructueuses collaborations entre nos services. Elle est à préserver  car les difficultés qui s’annoncent déjà,  crise économique, deuxième vague (?),  nous mettront sûrement une nouvelle fois à l’épreuve pour relever le défi de la solidarité.

L’équipe du Relais Social de Tournai

Relais Social Urbain de Verviers

Vous avez dit « confinés » ? Le regard du Relais social urbain de Verviers sur ces cinq derniers mois …

Dès les premiers jours de la crise, le travail de fond du Relais social – qui est, rappelons-le, de coordonner les actions de ses partenaires publics et privés qui oeuvrent dans la lutte contre la grande précarité – a été mis à rude épreuve. En effet, comme chacun d’entre nous, nous avons dû, en urgence, nous réinventer et assurer le service le plus efficace et le plus concret possible, dans des conditions de travail particulièrement lourdes.

Une longue expérience de 16 ans au service de ce Dispositif local très particulier, au confluent des services publics et des associations, et une équipe soudée et motivée ont été bien utiles pour faire face à cette crise inédite et qui touche bien plus encore toutes les personnes déjà fragilisées.

Le Relais social urbain de Verviers a la particularité d’être opérateur de trois projets : le Relais santé qui accompagne les personnes dans leur milieu de vie – notamment, dans les centres d’accueil – grâce à un encadrement paramédical et psychologique ; Interface qui vise au maintien dans les logements des personnes qui sont en voie de perdre celui-ci ou qui éprouvent des difficultés d’accès à un logement et Réverval – Réseau Verviétois d’Accompagnement alimentaire – qui reçoit des personnes qui sollicitent une aide alimentaire.

Concrètement, dès la mi-mars, nous avons veillé à récolter les besoins et les demandes des partenaires qui assurent l’hébergement et l’urgence sociale. Rappelons qu’à ce moment-là, personne ne disposait du matériel sanitaire ad hoc et les partenaires ont dû improviser et se montrer créatifs pour trouver des solutions. De plus, les contacts avec les centres d’accueil mettaient en évidence les difficultés de « jongler » avec les lits disponibles pour proposer des espaces confinés ou des espaces de quarantaine pour les personnes qui sollicitaient un hébergement, en urgence. Parfois, ces personnes fuyaient aussi une situation de violence intrafamiliale. Le professionnalisme des équipes des centres d’accueil/du Dispositif d’Urgence sociale et l’expérience du travail en réseau ont permis de trouver des solutions, soit en interne, soit avec des logements privés mis à disposition par les Autorités communales, dans le cadre des plans d’urgence.

Les psychologues et l’infirmière du Relais santé ont mis entre parenthèses leurs consultations, mais ont veillé à proposer des contacts téléphoniques avec les usagers en souffrance. Une ligne d’urgence psy a été activée et elle continue à fonctionner encore aujourd’hui, même si les psychologues reprennent leurs consultations, sur rendez-vous, dans des conditions sanitaires sécurisées. L’équipe d’Interface a continué ses suivis, dans la mesure du possible, par téléphone. Les équipes des deux projets ont renforcé les permanences de Réverval.

Dès le début de la crise et de l’imposition du confinement, les associations d’aide alimentaire, très actives sur le territoire de Verviers et de Dison, ont dû, pour la toute grande majorité d’entre elles, fermer leurs portes, la mort dans l’âme et le coeur serré. En effet, les volontaires qui constituent les forces vives des associations devaient se tenir à l’écart des risques sanitaires. D’autres sur le territoire communal ou à Pepinster ont maintenu leurs activités avec beaucoup moins de moyens matériels et humains.

Très rapidement, le Resto du Coeur, soutenu très activement par sa Fédération, Verviers Ambitions, Verviers ma Ville solidaire et le Relais social ont lancé une grande opération, en proposant une récolte de fonds, destinée aux hôpitaux locaux et à l’achat de vivres pour les partenaires de l’aide alimentaire. Une école de l’enseignement secondaire verviétoise du centre ville, réputée notamment pour son engagement solidaire, a accepté de mettre à la disposition du Relais social son réfectoire, à titre gratuit, afin d’accueillir une distribution de vivres et un accompagnement social d’urgence.

Dès le 19 mars, grâce à la collaboration de ceux qui se sont mobilisés très vite, le Relais social a pu proposer une aide alimentaire d’urgence, sur rendez-vous – afin de respecter les mesures de distanciation sanitaire, à tous ceux qui sont aidés habituellement par une association, mais aussi à tous ceux qui sont contraints ou qui le seront dans les prochains jours à avoir recours à une aide.

Depuis quelques semaines, les grandes surfaces et la Banque alimentaire de Liège ont retrouvé leur capacité habituelle à nous donner leurs invendus, mais les besoins sont nombreux et risquent de s’accroître. De plus, pour assurer les premiers jours de confinement, nous avons dû plonger dans les réserves des associations qui, dès qu’elles pourront rouvrir leurs portes, seront confrontées à une pénurie de vivres tellement indispensables à la vie quotidienne de plus de 1 000 familles verviétoises.

Nous pensons aussi à l’après crise et offrons un ballon d’oxygène à toutes ces familles confrontées au difficile bouclage d’un budget serré … parfois pour la première fois de leur existence. Plusieurs personnes se son mobilisées en nous proposant d’être bénévoles … La solidarité verviétoise au sens large n’est pas une légende. Elle est une réalité qui fait chaud au coeur et qui réconforte tous ceux qui sont les victimes collatérales de ce virus.

Les difficultés pratiques ne nous ont pas empêchés d’agir aussi là où nous le pouvons. Les travailleurs et intervenants sociaux, parfois au sein d’équipes très déforcées, ont toujours été présents, se sont mobilisés, ont assuré des missions auxquelles ils n’ont pas l’habitude d’être confrontés et continuent à se battre pour maintenir un service de qualité vis-à-vis de personnes en situation de grande fragilité.

La période de juillet et août, consacrée habituellement au départ en vacances des intervenants, n’a certes pas allégé le travail puisque nous avons dû jongler avec les difficultés des horaires pour assurer la distribution centralisée, mais cette période nous a permis aussi d’envisager la reprise prochaine dans les associations sous un nouvel angle. En effet, le recours à une aide alimentaire a été vital pour une majorité de bénéficiaires qui fréquentaient déjà les entraides, mais d’autres personnes se sont présentées pour la première fois afin de solliciter une aide. Quand les associations rouvriront leurs portes, le défi des prochaines semaines pour les assistantes sociales est de tout mettre en place avec ces bénéficiaires pour viser un maximum d’autonomie, en passant peut-être et dans un premier temps par l’épicerie sociale quand celle-ci leur est financièrement accessible.

Alors, vous aviez dit « confinés » ? Pas vraiment … mais toujours « sur le pont » et ouverts à la détresse d’une partie de la population qui mérite notre attention et notre mobilisation.

Anne DELVENNE,
Coordinatrice générale

Relais Social Urbain de la Louvière

Offre de services disponibles (et éventuellement fermetures identifiées) – situation des travailleurs/volontaires :

Mise en place d’un site d’accueil d’urgence sur le site de Bouvy et regroupant 3 services (Relais Santé du C.P.A.S et l’abri de jour et l’abri de nuit de Picardie Laïque A.S.B.L.)

Le dispositif mis en place dans le hall omnisports de Bouvy à La Louvière à l’initiative du CPAS et de La Ville de La Louvière a pour objectif d’accueillir toute personne (H/F) qui rencontre un problème de logement durant la crise COVID19 et ce, tout au long de la journée.

En effet, ce site, mis à disposition par la Ville de La louvière via sa Maison du Sport, accueille temporairement les missions d’ « Accueil de Jour », d’ « Abri de Nuit » et du point « Santé/Soins », en collaboration avec l’ensemble des acteurs privés et publics du Relais Social Urbain de La Louvière.

Le point « Santé/Soins » est chargé de vérifier l’état de santé des usagers qui souhaitent fréquenter le Dispositif « Accueil de Jour » et le Dispositif « Abri de Nuit. Pour ce faire, une plage horaire spécifique est prévue en matinée et en soirée, à savoir de 8h30 à 12h30 et de 20h30 à 22h. Sur le total de la journée (matin et soir), cela représente jusqu’à une trentaine d’usagers (jusqu’à 15 pour l’Accueil de Jour et 16 pour l’Abri de Nuit).

Une équipe de 3 agents (1 infirmier(e) et 2 éducateur/trices) assure l’encadrement des usagers.

Cet espace propose :

  • un check-up santé
  • un accès à la douche
  • des vêtements et sous-vêtements de rechange
  • des petits soins
  • une médication de dépannage

Le Dispositif « Accueil de Jour » assure un accueil en journée, de 8h30 à 20h30, pour une quinzaine d’usagers.

Il s’agit de proposer des boissons chaudes, des collations, un repas à midi et en début de soirée pour les personnes fréquentant le dispositif, soit 15 personnes/jour.

Le Dispositif « Abri de Nuit » assure quant à lui le relais dès 20h30, par le biais d’un abri pour la nuit.

Rassemblés sur un seul site tout au long de la crise COVID19, ces 3 dispositifs travaillent en étroite collaboration. L’objectif de cette centralisation sur un seul site vise à rationaliser l’intervention des nombreux professionnels mobilisés, afin d’assurer la continuité de l’accueil de ce public particulièrement vulnérable.

Assurer le fonctionnement de ce super dispositif, nécessite la présence de nombreux partenaires. Nos opérateurs habituels du relais santé et de Picardie Laïque (abri de jour et abri de nuit), seuls n’étaient pas en mesure de tout couvrir.

Un appel à volontaires a été lancé au réseau pour renforcer les espaces.

Ont répondu :

  • La Maison Croix-Rouge de La Louvière-Le Roeulx qui assure la distribution des repas et soupe tous les jours de la semaine de 12h à 14h ;
  • La Maison d’accueil détachant pour l’accueil de jour, sa Directrice ;
  • Le Centre de Santé de Jolimont en détachant sa Directrice adjointe et une assistante sociale pour l’accueil de jour, 5 infirmières du PSE pour le Relais Santé.
  • La Coordination générale du Relais Social pour détacher sa chargée de projet pour une prestation en centre de jour ;
  • Le Service social de l’hôpital de Jolimont qui dtéache son assistante sociale en chef pour une prestation en centre de jour.

De son côté, le C.P.A.S. a trouvé une collaboration avec :

  • Le S.P.S.E. de La Louvière qui détache 2 infirmières pour renforcer en alternance le Relais Santé ;
  • D.M. qui à partir de mercredi 1er avril, proposera chaque mercredi la présence d’un médecin généraliste et d’une infirmière en renfort du Relais Santé.

Le C.P.A.S organise aussi la livraison des repas sur le site de Bouvy.

Cette belle offre est hélas encore insuffisante pour couvrir tous les créneaux horaires et dépend aussi, naturellement, de la résistance physique de tous les professionnels engagés.

A partir de la semaine prochaine, Picardie Laïque perd ses 2 renforts éducatifs P.G.F. et cela nous complexifie davantage l’organisation de l’horaire. Le renforcement permis grâce à la subvention de 4 300 e et au subside sollicité à la Fondation Roi Baudoin vise le renforcement par 2 éducateurs de nuit vu la difficulté actuelle de couvrir toutes les nuits. Ce qui se fait, fort heureusement.

A ce jour, au sein du centre d’urgence regroupant 3 services sur le site de Bouvy (Relais Santé, Centre d’accueil de jour et Abri de nuit), nous avions une moyenne de 12 usagers qui fréquentaient les services la semaine dernière.

A chaque journée, tout usager souhaitant accéder au centre de jour ouvert de 9h à 20h30 (du lundi au vendredi) ou à l’abri de nuit ouvert de 20h30 à 7h45 le lendemain, doit préalablement passer par le contrôle médical mis en place avec des infirmières avec encadrement de travailleurs sociaux du C.P.A.S

Le 26 mars, les premières personnes présentant des signes de suspicion ont été orientées vers le D.U.S. qui, préalablement à la mise en place du site de Bouvy, avait mobilisé des espaces de confinement dans 6 logements DUS.

Vendredi 27 mars, nous comptions 4 usagers qui étaient confinés.

Il est apparu qu’il y avait de grandes difficultés à les encadrer car ils n’écoutaient pas les conseils préventifs et curatifs et que nous ne disposons pas des moyens adaptés au bon fonctionnement d’un espace de confinement médical digne de ce nom. Ils avaient tous de la fièvre, 37,7°.

D’autre part, certains étaient imprégnés d’alcool, ce qui rend l’a tâche d’aide assez ardue.

Le dernier rapport des Educmobiles qui maintiennent des maraudes l’après-midi font état de 3 sans-abri présents au centre-ville. La semaine passée, jusqu’à 13 personnes avaient été rencontrées dont des personnes en mal logement qui occupaient la rue, faute de discipline à respecter le confinement nécessaire.

Au sein de la Maison d’accueil « L’Abri », 17 personnes sont hébergées et nous avons la chance de ne compter aucun malade pour l’instant. Nous recevons des nouvelles de leur état de santé chaque jour.

Notons que s’il y a une personne qui déclenche des symptômes alarmants, la Maison d’accueil souhaite disposer d’une prise en charge extérieure. Le C.P.A.S. avait donné son accord pour une orientation vers l’espace de confinement du D.U.S.

Au sein du refuge pour femmes victimes de violences, l’A.S.B.L. « Solidarité Femmes », actuellement, 12 femmes et leurs enfants sont encadrés au Refuge et nous ne déplorons pas de malades.

Soucieuse de l’impact négatif du confinement nécessaire pour des femmes qui vivraient avec un conjoint violent, la responsable a contacté le C.P.A.S. pour solliciter la mise en place d’une structure supplémentaire permettant d’assurer l’encadrement de ces femmes et de leurs enfants.

Le C.P.A.S. a activé la Province ; ce qui a permis de mettre à disposition un espace sécurisé pour accueillir les victimes. Le dispositif ouvrira le mardi 31 mars. Les préparatifs à l’accueil sont en cours. A ce jour, 1 femme et 2 enfants sont en attente d’intégrer le dispositif. Ils sont en bonne santé.

Dans le cadre du projet « Capteur logements », pour l’instant, sur les 121 ménages ayant accédé au logement, nous ne déplorons pas de malades. Notre agent a été invité à contacter tous les ménages concernés afin de s’assurer que tout aille bien pour eux et à informer en cas de problèmes.

Dans le cadre du projet de renforcement du Travail social au sein de l’A.I.S. Logicentre, sur les 137 ménages intégrés dans ce projet, nous ne déplorons pas de malades. Notons que depuis le 16 mars, 3 sans-abri ont été intégrés dans des logements et ont ainsi pu sortir de la rue ; ce qui devrait leur permettre d’avoir un confinement adapté.

Pour toute personne qui présenterait des symptômes lors du contrôle au sein du Relais Santé, un écartement via les espaces de confinement du D.U.S. est actuellement utilisé mais il est très difficile d’en assurer le fonctionnement, faute de moyens humains suffisants, d’un espace idéal pour maintenir en confinement des usagers qui sont habitués à vivre dehors et qui ont bien du mal à entendre les mesures à suivre pour se protéger et protéger autrui.

La Maison d’accueil « L’Abri » et le refuge pour Femmes victimes de violences de l’A.S.B.L. « Solidarités Femmes », n’acceptent plus de nouvelles personnes afin de garantir la sécurité des personnes actuellement maintenues en confinement. Il semble que les personnes intègrent cette nécessité de confinement.

Par contre, pour accueillir les nouvelles situations de violence faite aux femmes et à leurs enfants, le C.P.A.S., via la Province a mis en place un bâtiment tenu à la discrétion pour accueillir de nouvelles personnes. Le suivi sera effectué par les équipes de l’A.S.B.L. « Solidarité Femmes ».

La plupart des services d’aide alimentaire poursuivent leurs activités :

  • Le C.P.A.S. ;
  • L’ A.S.B.L. Utopie, Lundi et jeudi de 9- 11h et 13h à 15h

La Banque alimentaire reste ouverte et cela ne change pas jusqu’à nouvel ordre ;

  • l’Epicerie Sociale de la Maison Croix-Rouge La Louvière-Le Roeulx est toujours ouverte mardi et jeudi de 13 à 16h avec deux personnes habituées et un système d’entrée et sortie via une autre porte. Une personne entre à la fois. Pour délivrer leur aide, il est toujours besoin de produire l’attestation du C.P.A.S.
  • Les antennes de Saint-Vincent de Paul ont fermé leurs portes ;
  • Les Petits paniers du cœur ont fermé leur distribution du vendredi mais le C.A. de l’opérateur a autorisé un membre de l’équipe à nous porter des colis en cas de besoin. L’appel a été lancé auprès de nos services

Actions-procédures-coordination effectives dans le cadre de la crise sanitaire COVID 19 en faveur des publics vulnérables :

La coordination générale du Relais social est très impliquée dans cette période de crise sanitaire. Tous les jours de la semaine, le Coordinateur général assure de 8h à 23h les relais utiles et dispatchings liés aux problèmes qui lui sont transmis. Le week-end, il consacre au moins 2h/jour selon les priorités du moment.

De nombreuses informations sont transmises. De même, les relais sont assurés vers les instances décisionnelles du R.S.U.L.L. (C.P., C.A. et A.G.), son Président, son équipe et nos instances Wallonnes (Cabinet de la Ministre de l’Action Sociale, D.G.O. 5,…).

La collaboration avec le C.P.A.S. et ses responsables est très étroite et tourne à plein rendement car le C.P.A.S. a mobilisé le site de Bouvy et assure également le Relais Santé.

Le Coordinateur reçoit aussi des rapports fréquents du dispositif de confinement du D.U.S. et actuellement opérationnalisé par le CPAS. Nous l’avons vu, il est capital d’adapter ce dispositif car en l’état, nous sommes en difficultés.

De nombreux partenaires du réseau, non impliqués dans le plan d’urgence,  donnent régulièrement des nouvelles ou en prennent.

D’autres rapportent des difficultés qui nécessitent des ajustements ou des réponses.

Une belle solidarité est apparue pour aider le fonctionnement du site de Bouvy en l’attente des renforts qui seront permis grâce à la subvention de la Wallonie et aussi par celle, complémentaire de la Fondation Roi Baudoin.

Nous avons aussi des contacts sporadiques avec des représentants de l’A.M.A., de l’A.R.C.A, de la F.D.S.S. et de la Fédération des C.P.A.S.

Un premier rapport fut transmis au Gouverneur Provincial dès que la Ministre Wallonne avait sollicité leur soutien.Besoins non rencontrés

  • Limites de l’espace de confinement médical qui fut organisé par le D.U.S. et nécessité impérative de recourir à l’aide du Gouverneur et de la Direction Provinciale de la Croix-Rouge pour mettre en place un espace adapté ;
  • Assurer le dépistage des professionnels de 1ère ligne ainsi que des usagers qui fréquentent le dispositif pour pouvoir espérer travailler plus sereinement ;
  • Fournir le matériel de protection utile à nos services en suffisance. Les stocks livrés s’épuisent rapidement ;
  • Les procédures pour engager les renforts espérés sont en cours (besoin de 2 éducateurs au D.U.S., un pour la journée et l’autre pour encadrer la soirée) ainsi que le besoin d’un(e) infirmi(er/ère) au sein du Relais Santé qui offre 2 contrôles sanitaires, l’un en matinée et l’autre en soirée.
  • Faute de moyens, perte des 2 éducateurs de renforcement P.G.F. chez Picardie Laïque, cela rend de plus en plus difficile la couverture de toutes les plages horaires de l’espace d’urgence de l’accueil de jour (Du lundi au vendredi de 9h à 20h30) et nous ne sommes pour l’instant, pas en mesure d’assurer l’accueil du public les samedis et dimanches en journée. En Week-end, nous garantissons uniquement l’ouverture du Relais Santé de 20h30 à 22h pour assurer le contrôle sanitaire des usagers et Picardie Laïque assure l’hébergement de nuit dans la salle de sport aménagée à cet effet pour 16 lits.

Besoins urgents à combler :

Premièrement, organiser un espace de confinement médical adapté au vu des lourdes difficultés soulevées par le D.U.S. Nous n’avons plus de moyens financiers pour financer ce nouveau dispositif vu qu’ils ont été dédiés aux renforcements utiles des services à l’œuvre en 1ère ligne. Nous avons cru comprendre que les Gouverneurs Provinciaux avaient reçu des moyens pour effectuer leurs missions d’aide et de soutien.

Deuxièmement, pouvoir assurer la livraison du matériel utile à nos opérateurs car le 1er stock livré par la Wallonie s’amenuise rapidement.

Outre les masques, voici le détail de nos besoins :

–             1000 paires des gants de protection de taille M.

–             800 masques chirurgicaux ;

–             3 thermomètres frontaux ;

–             30 l de gel hydro alcoolique

Troisièmement, nous demandons aux attachés au Cabinet de la Ministre Wallonne de l’Action sociale de voir avec la DGO 5 s’il est possible de nous proposer de la souplesse dans la gestion des 3 subventions de 12 900 € attribuées aux Relais Sociaux Wallons Urbains.

En effet, ces subventions sont découpées sur le mode habituel par des périodes d’étalement.

Or, le temps d’engager les renforts utiles et de recevoir la première subvention, le temps s’écoule. Il serait dommage de ne pas pouvoir reporter ce qui n’aurait pas été utilisé sur la première période d’étalement prévue du 11/03 au 12/04. L’équilibre se ferait de toute manière sur la seconde tranche et à la fin des 3 tranches, la DGO 5 sait que les Relais Sociaux rembourseraient ce qui n’aurait pas été utilisé et que nous fournirons une vision claire en matière d’utilisation opérée sur le terrain par notre biais.

Quatrièmement, avoir des renforts médicaux et de travailleurs sociaux pour savoir ouvrir en journée le site d’urgence de Bouvy.

Cinquièmement, un autre problème a été soulevé, le fait que des usagers ont fait l’objet de sanctions d’écartement en raison de comportements inadéquats. Si le contexte de crise actuel ne doit pas écarter le travail de cadrage des usagers, celui qui se retrouve exclu n’a alors pas d’autres pistes possibles de prise en charge.

Il est aussi délicat de laisser au D.U.S. la gestion de ces personnes qui devraient alors être logées dans les lieux de confinement actuels avec les hauts risques que cela comporte vu que les usagers sont indisciplinés.

Propositions concrètes :

Pour le problème le plus urgent à résoudre visant à la mise en place bien utile d’un espace de confinement médical plus adapté que la piste initiale qui fut envisagée avec le D.U.S., via l’intervention du Gouverneur Provincial du Hainaut, l’inviter à mandater la Direction Provinciale de la Croix-Rouge pour bénéficier du renfort des équipes habituées à la gestion des crises.

Madame LACUISSE a fait le point avec le Coordinateur général vendredi passé.

Dans l’hypothèse où ce mandat serait octroyé, nous pourrions compter sur un renfort appréciable et plus précisément pour organiser un espace de confinement médical adéquat.

De même, avec le Président du Relais Social, Nicolas GODIN, également président du C.P.A.S Louviérois, nous proposons au Gouverneur la réquisition d’un bâtiment Provincial, le Centre de Dépaysement et de Plein Air, sis à Saint-Vaast ; soit  800 m du site de Bouvy qui assure l’accueil d’urgence des usagers non malades.

Si cela n’est pas possible, nous avons besoin d’une autre proposition mais surtout d’un lieu spacieux permettant d’organiser la distanciation sociale, de proposer une infrastructure sanitaire. Tous ces critères sont rencontrés par le bâtiment du C.D.P.A. que nous sollicitons.

Focus migrants en transit :

Parmi les personnes aidées sur le site de Bouvy, nous accueillons actuellement un sans-papier. Notons qu’il y a plus d’un 1 mois, nous avions un groupe de 12 usagers qui fréquentaient les services. Nous n’avons pas de nouvelles des  11 autres et ne le croisons pas en rue lors des maraudes maintenues par Educmobiles.

Vendredi soir, la Maison Croix-Rouge de La Louvière-Le Roeulx nous informait qu’n médecin, établi sur Le Roeulx, hébergeait des migrants et se demandait quelle orientation faire en cas de présence de symptômes. Outre le rappel de l’existence de l’A.M.U. via le C.P.A.S. de le Roeulx, à ce stade, nous n’avions pas de solutions toutes faites à proposer.

Focus violence conjugale et intrafamiliale :

Retenons que grâce à l’intervention du C.P.A.S. et de la Province, un dispositif adapté ouvrira ses portes le mardi 31 mars. Afin de garantir la sécurité de ses femmes et de leurs enfants, il n’y a aucune communication sur le nouvel espace d’accueil.

Pour conclure

S’il est bien une chose qui restera gravée dans mon esprit, c’est qu’à tous les niveaux, tout le monde fait pour un mieux et chaque jour des problèmes se posent et nécessitent des réflexions rapides et des ajustements. La peur est omniprésente et nous ne sommes pas épargnés par des tensions sur le terrain. Nous faisons tout ce qui est possible pour maintenir une cohésion.

Le plus urgent pour nous est d’obtenir l’aide du Gouverneur Provincial, via mandat de la Direction Provinciale de la Croix-Rouge pouvant nous proposer des moyens humains en cette crise sans précédent. De même, nous espérons la mobilisation d’un espace nettement plus adapté à la prise en charge du confinement.

Malgré les efforts du D.U.S. et le peu de moyens de ce service, nous sommes clairement dans nos limites. Dans l’hypothèse où il y aurait de nouveaux cas suspects, en plus des 4 personnes qu’il est difficile de suivre, nous serions encore plus mis à mal. Nous craignons aussi l’épuisement de nos équipes de terrain.

Enfin, nous insistons sur l’importance de nous livrer le matériel utile car l’approvisionnement devient également pratiquement impossible. Que ce soit via la Province ou via la Région Wallonne, plus l’offre peut s’organiser et mieux nous serons en mesure d’assurer la sécurité des professionnels et des autres usagers.

Le Coordinateur général,

Dominique DEBELLE

Relais Social Urbain de Namur

1. Quelques repères
Première réunion de crise dès le 13/03 organisée par le RSUN et le Cabinet du président du CPAS avec l’ensemble des acteurs de la grande précarité à Namur, ceci afin d’organiser la nouvelle offre de services (en suivant les recommandations) et les alternatives pour la fermeture de nombreux services. Suite à cette réunion générale, de nombreuses concertations auront lieu entre les partenaires.

  • Dès le 16/03, un protocole de détection et d’intervention lié à une suspicion COVID19 est communiqué par le Relais Santé, selon les
    informations récoltées.
  • L’axe du travail de rue est renforcé. Les missions des équipes constituant les Equipes Mobiles de Rue (équipes inter-services) sont fixées comme telle : information sur les ouvertures de services et sur les mesures d’hygiène envers le public sans –abri ; éducation à la santé et à l’hygiène ; détection via la prise de température. Rapidement, des infirmières de la Province viennent renforcer les Travailleurs Sociaux de Proximité (service de la Ville de Namur) pour effectuer les maraudes et la détection.
  • Pour l’axe de l’aide alimentaire : un lieu unique de distribution de repas est mis en oeuvre dès le 16/03 et est pris en charge par le CPAS et le service de Cohésion Sociale de la Ville de Namur. Par après, la distribution de repas sera centralisée dans le nouvel Abri de Nuit.
  • Pour l’axe de l’hébergement d’urgence, l’abri de nuit déménage le 19/03 dans un hall sportif à Basse-Enhaive, ceci afin de respecter les distanciations. Durant quelques semaines, le Relais Santé assurera la détection et l’information des hébergés avant leur entrée à l’Abri de Nuit. L’Abri de nuit prolongera les conditions du Plan Hiver jusqu’au 11/06.
  • Dès le 25/03, un lieu de quarantaine pour les personnes sans-abris est mis sur pied par le RSUN et la Province de Namur. Ce lieu accueillera 10 personnes.
  • Dès le 08/04, un lieu d’accueil de jour est mis sur pied par le service de Cohésion Sociale de la Ville de Namur.
  • Dès le 16/03, une série de moyens de communication et de coordination sont mis en oeuvre, ainsi que des moyens pour répondre aux
    problématiques identifiées sur le terrain.

2. Éléments d’évaluation

Adaptation constante

Les travailleurs de rue relèvent une fatigue importante due à l’élargissement des missions lors de la période de crise sanitaire, mais également par l’adaptation constate dont ils ont dû faire preuve, suite aux changements dans les dispositifs, ouvertures et fermetures de service.

L’aspect positif qu’ils retirent de cette période est un espace d’expérimentation de nouvelles pratiques. Vu la flexibilité qu’exigeait la situation de crise, ils ont été amenés, dans chaque service, à adapter leur offre afin de poursuivre leurs missions auprès d’un public très fragilisé par le contexte. Par exemple, certains services relèvent que le fait de ne plus assurer de permanences leur ont permis de développer un autre type de contact avec le public, plus qualitatif, mieux ciblé sur leurs missions premières. D’autres ont pu expérimenter des fonctionnements inédits, comme des collaborations avec d’autres équipes. Jusque-là jugée difficile à mettre en oeuvre, la mise en application des collaborations a permis d’en constater les plus-values.

Nouvel abri de nuit

Le prolongement de l’inconditionnalité de l’accès de l’abri de nuit hors plan hivernal jusqu’au 11/06 est jugé très favorable par les usagers et par les travailleurs de terrain.

Lieu d’accueil de jour

Les constats de difficultés pour les personnes en rue ont été réalisés par les travailleurs des EMR très tôt dans la crise : celles-ci ne pouvaient se poser dans l’espace public sans être invitées à quitter l’endroit par la police. Cela provoquait une forme d’épuisement pour ce public, devant être sans cesse mobile. Le déménagement de l’abri de nuit et des lieux de distribution de repas amplifiait, chez certaines personnes, cette difficulté.

Ces constats ont été relayés et sont parvenues au Bourgmestre, qui les a prises en considération. La création du lieu d’accueil de jour a donc été accueillie très positivement.

Difficultés dans les démarches sociales

Une des difficultés rencontrées par les travailleurs a été l’accompagnement du public pour la réalisation de démarches sociales. De manière globale, les démarches ont donc été ralenties par le fait que les administrations n’ont pas été accessibles ou l’ont été via d’autres canaux.ni pour l’échange de matériel ni en rue, le lien n’a donc pas pu être maintenu avec ces personnes pendant cette période.

Gratuité

Le système de gratuité généralisé (repas, buanderie, etc.) mis en oeuvre dès le début de la crise est jugé favorable, tant pour le public que pour la communication à réaliser. Ce fonctionnement a permis aux EMR de rencontrer plus de personnes dans les endroits où la gratuité était de mise. Force est de constater que les équipes ont parfois rencontré le double des personnes en période de gratuité par rapport aux périodes conventionnelles.

Facilitation de l’accès à l’aide sociale

Comme déjà décrit plus haut, le système de maintien des droits au RI et à l’aide sociale a été un élément facilitant. D’autant plus que l’information a été disponible très rapidement, dès la réunion de crise du 13/03.Par ailleurs, une réflexion serait intéressante à mener sur le maintien, en pareilles circonstances, d’un « guichet » (lieu physique où les personnes peuvent se rendre, sur rdv par exemple) pour des entretiens d’écoute et soutien et la réalisation de démarches nécessaires.

Inspiration d’autres dispositifs

Il a été identifié qu’il serait pertinent, dans la construction de futurs dispositifs à mettre en oeuvre dans de pareilles circonstances, de s’inspirer de bonnes pratiques qui auraient été mises en oeuvre dans d’autres villes. Les travailleurs pensent qu’il serait intéressant de contacter les équipes bruxelloises qui ont réalisé l’accompagnement dans les hôtels et logements réquisitionnés, afin de bénéficier de leur retour d’expérience et de l’expertise développée. Des moyens de communication et un partage d’informations balisé et sécurisé Il semble primordial de pouvoir disposer d’un cadre clair sur le partage des informations, notamment médicales, avec un argumentaire légal détaillé qui respecte le cadre déontologique des professions concernées. Peut-on/doit-on transmettre les résultats d’un testing sur un patient ? A qui , dans quel cadre?

La signature d’un document à l’entrée du dispositif de confinement afin d’autoriser le partage d’information (notamment lorsque la personne décide de quitter le lieu de confinement avant la fin de la quarantaine) est une bonne option mais il faut également anticiper la question du refus de signer. Enfin, il semble primordial d’identifier quels sont les moyens à privilégier pour un partage d’informations en ligne, pour des communications (vidéo-conférence notamment) sécurisées. Cela en accord avec les principes du RGPD.

Détection précoce et prévention

Il semble primordial de poursuivre la dynamique de prévention ainsi que de maintenir une évaluation de la santé des personnes les plus précarisées. Cette évaluation doit
continuer à se faire par du personnel paramédical sensibilisé aux problématiques spécifiques des personnes ayant un vécu de rue.

Modèle de concertation avec les travailleurs de terrain

Nous savions que le modèle de concertation et d’organisation interservices des Equipes Mobiles de Rue était pertinent et efficace sur le terrain. Il s’est révélé très précieux en cette période de crise. L’interconnaissance, le respect mutuel et l’habitude d’agir ensemble sur des situations problématiques, sont des forces sur lesquelles nous avons pu compter pour organiser des contacts réguliers, des échanges d’information et des actions très concrètes comme une présence chaque jour chez des services partenaires. C’est également ainsi que nous avons pu faire remonter très vite des constats sur les difficultés vécues par les personnes en rue. Si la crise a posé certaines difficultés dans le fonctionnement et la transmission d’informations entre institutions, les professionnels de terrain ont donc montré à nouveau leur capacité de se concerter et d’agir ensemble sur le terrain.

L’équipe du Relais Social de Namur

Relais Social Urbain de Mons-Borinage

Le Relais Social de Mons à coordonner les actions de tous les opérateurs impliqués dans le secteur de l’aide aux sans-abri. Il a fait le lien entre les dispositifs sur Mons tels que les maisons d’accueil et les services d’aide alimentaire. Le Relais a fait également le lien avec le gouverneur, la Croix Rouge, Médecins du Monde, le cabinet Morréale et le SPW. Il recherche des financement et a fournit du matériel de protection sanitaires De plus, il coordonne la concertation violence intrafamiliales. Nous nous occupons également du soutien aux équipes grâce à des collaborations avec le CFIP et d’autre acteurs qui interviennent.

Description de l’organisation spécifique mise en place sur son territoire en faveur des publics vulnérables

  • Rassemblement de l’accueil de jour et de l’abri de nuit au stade Tondreau
  • Renforcement des équipes pour 30 bénéficiaires grâce à la subvention régionale « fonds de solidarité »
  • Des maraudes avec Synapse notre service Réduction des Risques et une équipe Croix Rouge, 16 personnes en rue refusant de fréquenter le stade
  • Dépistage du COVID par des tests fournis par le CHU Ambroise Paré, réservé aux bénéficiaires symptomatiques et sur accord du Médecin du Monde
  • Un médecin du monde qui s’occupe des patients COVID, il preste sur Mons et La Louvière JUSQU4AU 30/6
  • + un Médecin du Monde 4h/semaine pour les situations de médecine générale, projet à long terme
  • Et nos 2 infirmières du Relais Santé
  • 2 maisons du CPAS de Mons attribuées aux personnes qui sont positives au test ou en attente du résultat, 5 places en tout
  • Un centre d’isolement dans une salle de sport pour 20 personnes, encadrement et transport prévus par la Croix Rouge avec laquelle nous avons une convention entre Tournai-Mons et La Louvière. Le paiement de la CR se fait via des apports de chacun. Ce centre n’a pas été utilisé
  • Nous avons eu jusqu’aujourd’hui 5 cas positifs
  • Les ASBL d’aide alimentaires sont encore ouvertes, le Soreal et la BAT leur fourni les denrées, nous avons 175 réfugiés en plus…

Difficultés rencontrées

  • Trouver des fournisseurs pour  le matériel comme les masques FFP2, des gants, du liquide hydroalcoolique : nous pensons aussi à demain où il faudra sans doute encore se protéger.
  • Trouver des financements supplémentaires pour du matériel
  • 175 réfugiés invisibles avant, mais qui ont perdu leur job en black dans l’horeca : difficulté de les nourrir

Besoins identifiés

  • 5000 paires de gants et FFP2
  • 100 litres de liquide hydroalcoolique
  • Dépistage de tous, particulièrement personnes sans-abri et travailleurs sociaux

Solutions proposées

  • Des appels aux dons, financements
  • Marchés régionaux de matériel pour tous les acteurs
  • Collaboration avec les hôpitaux locaux pour dépistage des intervenants, comme MDM l’a négocié pour les personnes SDF de Mons avec le CHU Ambroise Paré
  • Une autre façon de voir l’aide alimentaire…(grand débat ! je suis tout à fait la fédération des services sociaux à ce sujet)

Reconfinement

Isolement

  • Dans les 2 maisons CPAS (5 places)
  • Augmentation progressive selon testing positif
    • Soit à l’hôtel (NB : la région bruxelloise a dédommagé les hôtels réquisitionnés)
    • Maisons de quartier
  • Encadrement : Croix Rouge si accord et subvention, reste à déterminer par la CR le nombre d’encadrants utiles + possibilité de bénévoles. Il s’agira d’une équipe de jour pour diminuer l’isolement des bénéficiaires, des activités et prévention, la distribution des repas (pris en charge par l’Escale et/ou CPAS) dans les maisons ou dans le centre d’isolement

Confinement Escale et AN ensemble

  • Pas à Tondreau (public aux abords du stade, coût des charges, dégradations…)
  • Proposition : hall omnisport de Cuesmes (en attente de validation), les modules d’isolement sont déjà construits
  • Encadrement : équipes AN-AJ + équipe PGF (demande subvention complémentaire rapidement pour 30 places dès le reconfinement)

Accompagnement médical

  • Par le Relais Santé sur les sites confinement et isolement
  • Par un médecin à distance pour les résultats testing (Lysiane doit voir si convention possible avec le car d’Or et en cas de reconfinement, éventuellement se servir de l’exemple de Liège pour que le gouverneur mandate un médecin, voir note MORREALE : un médecin coordinateur nous sera-t-il attribué ?)

Matériel

  • Évaluer ce qui a été utilisé
  • Demande aux autres RSU comment ils ont géré les masques pour les bénéficiaires (perte des masques en tissus, très grande quantité de masques chirurgicaux)

Financement à solliciter auprès de la Wallonie

  • L’encadrement de l’AN et AJ en dehors de la période hivernale
  • L’encadrement par l’équipe CR
  • Dédommagement des hôtels
  • Même si nous n’assistons pas à un second confinement, l’Escale et l’AN doivent trouver un autre lieu pour l’hiver car la distanciation n‘est pas réalisable dans les lieux actuels
  • Nous pouvons nous demander s’il est utile de garder une distanciation à l’intérieur de l’Escale et de l’AN, dans la mesure où ils forment une bulle
  • Afin de diminuer les fréquentations, il est nécessaire de trouver soit des logements (équipe ARL + capteur), soit des lits en MA. Dans ce dernier cas, il est probable que les MA demanderont à ce que les usagers soient testés. Dès lors, il faudra prévoir un isolement de 14jours avant le second testing
  • Il y a lieu de rédiger un plaidoyer pour un testing non systématique mais accessible tout le temps

Collaboration avec MDM hors COVID

Parcours patient (Noémie) intégré. Il est convenu que les consultations par un médecin bénévole (qui vient du CHUP) se feront dorénavant le mercredi matin au Relais Santé (Escale)

  • Public :
    • les personnes qui n’ont pas accès aux soins classiques, en rue ou à l’AN ou à l’Escale. Le MDM n’est pas un médecin référent
    • les personnes exclues des services y ont accès, sauf pour cause de violence
  • Porte d’entrée : prévenir le Relais santé ou l’Escale
  • Communication : en rue et à l’Escale à l’aide d’une affiche et d’un flyers réalisé par le RSUMB

Pour la maison d’accueil Saint Paul et le VIF :

Il s’agira d’un autre projet pour des personnes qui arrivent sans médecin en attendant de trouver un médecin traitant. Avant tout, nous devons nous rencontrer pour évaluer.

 

L’équipe du Relais Social de Mons

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Travail de coordination de Bruss’help

A venir…

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