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Ces SDF campent dans un parc liégeois : « agir avant la rue »

Plusieurs sans abri ont élu « domicile » dans le parc du Potay… et divisent l’opinion publique

Ce n’est pas une première et malheureusement pas une dernière: depuis quelques semaines, des personnes en situation précaire ont élu domicile, avec leur tente, dans ce bout de parc liégeois, situé esplanade Saint-Léonard. Malheureusement car, même si ces sans-abri trouvent ici un certain réconfort et une forme de sociabilité, cette situation reflète la situation de grande précarité dans laquelle se trouvent de nombreux Liégeois. Selon les statistiques officielles, un Liégeois sur 5 vivrait en dessous du seuil de pauvreté (40.000). Et le basculement vers la rue est parfois plus rapide qu’on ne le pense.
Alors qu’une intervention policière était prévue ce lundi pour que ces campeurs quittent ces lieux – les tentes ont été installées à proximité d’une école fréquentée par de jeunes enfants – il n’en fut finalement rien. Du côté de la police de Liège, on rappelle toutefois « qu’il est interdit de s’installer dans un parc public ». L’autorité administrative (La Ville) aurait quant à elle déjà trouvé un endroit pour accueillir ces personnes, les travailleurs sociaux devraient rapidement entrer en contact avec les sans-abri.
Mais ce mercredi, les tentes sont toujours bel et bien installées… Pour Ecolo, c’est surtout l’occasion de rappeler qu’il faut « agir avant la rue ».
Pour le conseiller Guy Krettels en effet, « ces personnes ont trouvé un petit confort, ils rompent l’isolement et ils trouvent ici une forme d’entraide, de sécurité et il serait inopportun de les chasser de façon inhumaine ».
Mais surtout, le conseiller et Caroline Saal, cheffe de groupe, rappellent donc l’importance d’agir en amont, « car on sait que les situations de vie en rue dégradent très rapidement la santé des personnes, engendrent beaucoup de stress et les confrontent à la violence ».
À cet égard, deux mesures sont nécessaires estiment les Écologistes liégeois : le respect des délais légaux pour octroyer le revenu d’insertion sociale et l’octroi de l’équivalent de deux mois de caution locative. Pour cette dernière requête, « il s’agit d’une vieille demande d’Écolo », insiste Guy Krettels, « qui permettrait tout simplement de ne pas freiner l’accès au logement car on n’a pas la possibilité d’épargner deux mois de caution ».
Pour le revenu d’insertion sociale, d’aucuns savent que les délais de traitement des dossiers, au CPAS, « sont traités dans des délais anormalement longs ». Aucune responsabilité dans le chef des agents a priori… mais bien dans l’explosion du nombre de dossiers ces dernières années.
Les budgets, l’argent… le nerf de la guerre.
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