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Comment venir en aide aux SDF qui n’ont pas accès aux abris de nuit? Ces igloos pourraient être une solution

Cet hiver, plusieurs associations se mobilisent pour venir en aide aux sans-abri, en particuliers ceux qui n’ont pas accès aux abris de nuit. C’est notamment le cas de ceux qui ne souhaitent pas se séparer d’un animal de compagnie. Dans la majorité des structures d’accueil, les animaux sont en effet interdits. Des solutions innovantes sont testées pour lutter contre le froid. C’est notamment le cas à Mons où se sont rendus nos journalistes Aurélie Henneton et Xavier Preyat.

L’igloo est une solution contre le froid et l’humidité, comme l’assure Jean, 27 ans, sans logement fixe depuis 6 ans. « Ça protège des intempéries, mais ça ne protège pas du monde. Il faut bien en sortir à un moment », confie-t-il.

Pour Fabian, lui aussi SDF, les abris de nuit collectifs ne sont pas la solution idéale. Celui qui veut rester auprès de son chien se tourne donc vers ces igloos. Après avoir signé un contrat, il peut donc profiter de cette structure innovante. Les igloos sont prêtés sous conditions. Il est interdit de les déplacer et il est primordial d’en prendre soin. « C’est quand même beaucoup plus patients et c’est plus hermétique et plus chaud qu’une tente. Et ça ne prend pas énormément de place », remarque Fabian.

Les 10 igloos viennent de France où ils ont fait leurs preuves. « C’est une structure qui existe à Bordeaux et qui a également été testée sur Paris avec notamment des migrants. Ça fonctionne et les résultats sont concluants », précise Kristopher Syska, représentant de l’association « solidarité SDF Mons ».

Un lieu ouvert aux chiens

Parmi les autres solutions, on trouve le cabanon. A Mons, on en compte deux pour 15 nuitées à la fois. « C’est un milieu exigu, mais il y a le minimum de confort. On a un petit étage avec un matelas et des couvertures en suffisance », éclaire Eddy Lombard, éducateur au service logement et à l’abri de nuit de Mons.

Ce lieu a la particularité d’être ouvert aux chiens qui trouvent leur place à l’intérieur ainsi que dans un chenil au plus près de leur maître. « Les cabanons sont des structures qui peuvent servir de transition entre les personnes qui dorment à la rue et ‘L’abri de nuit’. Malgré le confort précaire que l’on peut mettre à disposition, les personnes ont quand même une certaine autonomie », ajoute Eddy Lombard.

L’association « Du pays noir à la lumière » propose quant à elle un caisson isotherme. L’organisme a misé sur un super isolant a pensé à un mini-circuit de chauffage par l’eau chaude pour les pieds. La structure pèse 13 kg. « C’est surtout concentré sur le poids, et sur le fait que le SDF doit pouvoir le déplacer d’un point à l’autre, ainsi que sur le coût. Ici, sur l’un des caissons, on est plus ou moins sur 89 euros en marchandises« , explique Michaël Dethière, représentant de l’association.

Léger, isolé, bon marché, ce logement n’existe encore que sous la forme d’un prototype. L’association recherche des fonds pour lancer la production et prêter ces abris d’urgence.

 

https://www.rtl.be/info/belgique/societe/comment-venir-en-aide-aux-sdf-qui-n-ont-pas-acces-aux-abris-de-nuit-ces-igloos-pourraient-etre-une-solution-video–1097057.aspx

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