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Crise du Samusocial : le secteur demande une meilleure répartition des moyens

Des perquisitions ont été menées lundi dans les locaux du CPAS de la Ville de Bruxelles dans le cadre de l’information judiciaire sur d’éventuelles infractions pénales au Samu Social.

L’affaire a provoqué la démission d’Yvan Mayeur et de Pascale Peraïta. Elle a également provoqué de nombreuses réactions d’indignation notamment du côté des autres associations bruxelloises qui luttent contre le sans-abrisme.

Celles-ci demandent aujourd’hui une meilleure répartition des subsides et une autre politique de lutte contre la pauvreté.

La part du lion pour le Samusocial

Depuis plusieurs années, la politique bruxelloise privilégie le tout à l’urgence, notamment en finançant prioritairement le Samusocial. L’institution a concentré une grande partie des fonds publics alloués à l’aide aux personnes. La moitié des subsides de la COCOM notamment. Les autres associations se partagent l’autre moitié.

« La vision principale de la politique contre le sans-abrisme, c’est une vision urgentiste , humanitaire, c’est une logique d’assistance aux personnes, regrette Ariane Dierickx, directrice de l’association L’ilot. « C’est nécessaire mais ce n’est pas suffisant. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de développer une vraie vision orientée vers les solutions durables, mais malheureusement ce n’est pas la priorité pour les politiques depuis quelques années. On voit bien que les moyens financiers augmentent vers l’urgence sociale. On propose aux gens une nuit dans un centre d’urgence, un hiver éventuellement, et puis le 31 mars, c’est comme si le sans-abrisme disparaissait. Or, on sait bien, nous, sur le terrain, que ça n’est pas le cas ! Le premier avril, les sans-abri sont toujours là. C’est un phénomène qui est en pleine croissance car si l’on apporte des solutions ponctuelles à des personnes, le phénomène s’amplifie. C’est complètement inefficace. »

En parallèle au Samu Social, plusieurs dizaines d’associations travaillent à l’accueil et au relogement des personnes sans-abri. Selon Christine Vanhessen, directrice de l’AMA, la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux personnes sans-abris, « le plus grand nombre de services d’aide aux personnes sans-abri à Bruxelles sont des services qui font essentiellement de l’insertion sociale. Ces services travaillent dans l’ombre car médiatiquement ils sont peu connus mais ils travaillent sur du long terme. Il y a un accompagnement de qualité qui est fait avec des personnes en difficulté. Il y a des retours en logement ou des maintiens organisés grâce à ces services. On aurait besoin d’investir massivement dans ce type d’accompagnement. »

Aujourd’hui, à Bruxelles, plus de 3000 personnes sont sans-abri ou mal logées dans des maisons d’accueil ou des squats.

Stéphanie Lepage

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