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Communique Presse2

L’AMA dit NON à la réforme APE !

Le secteur de l’aide aux sans-abri et aux personnes mal logées NE VEUT PAS d’une réforme du dispositif APE qui supprime des emplois !

Le Gouvernement wallon, et son Ministre de l’emploi, Pierre-Yves Jeholet, veulent boucler la réforme le dispositif des aides à l’emploi « APE » d’ici aux élections du 26 mai 2019.

 

Cette réforme prévoit de supprimer l’actuel système de « points APE » puis de transférer les emplois vers les « politiques fonctionnelles ».

Pour ce qui nous concerne, il s’agirait de transférer des emplois dans la politique de l’Action sociale et plus spécifiquement dans le secteur des « maisons d’accueil, maisons de vie communautaire, abri de nuit et maisons d’hébergement familial ».

 

Cette réforme se traduit, selon les premières estimations, par des pertes de subventions qui auront comme conséquence des pertes d’emplois, faute de moyens financiers suffisants pour payer les salaires.

En effet, la période de référence (2015/2016) qui sert au calcul des subventions à recevoir dès 2020 ne tient pas compte des évolutions survenues entre-temps.

 

En outre, l’intégration dans la politique fonctionnelle, pourrait être saluée si elle visait à renforcer tous les services de notre secteur.   Or, le transfert envisagé par la Ministre Alda Greoli prévoit un mécanisme de « récupération des emplois puis une redistribution de ces emplois ».  Autrement dit, les employeurs bénéficiant d’emplois « APE » pourraient se les voir retirer mais ces emplois seraient redistribués au sein du secteur.  Le secteur ne serait donc pas pénalisé « à l’échelle du secteur », mais des employeurs risquent effectivement de devoir licencier des travailleurs de par ce mécanisme de récupération.

 

Au regard des problématiques du public sans-abri et en difficultés sociales que nous accompagnons, nous rappelons que la règlementation qui fixe le cadre de fonctionnement des maisons d’accueil, maisons de vie communautaire, abri de nuit et maisons d’hébergement familial ne prévoit pas un cadre du personnel suffisant permettant à ces services d’effectuer de manière qualitative leurs missions d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement.

En effet, le personnel socio-éducatif est insuffisant, aucun personnel de santé n’est prévu par la réglementation pas plus que du personnel administratif ou d’entretien.

 

Dès lors, les aides à l’emploi comme les APE sont des mécanismes qui permettent la viabilité des missions et in fine, la qualité d’accompagnement des personnes hébergées.

 

 

  • Nous ne voulons pas de perte d’emplois pour chacun des employeurs bénéficiant actuellement de points APE

  •  Nous demandons que des emplois « nouveaux » soient créés pour les employeurs ne disposant pas de points APE

  •  Nous demandons que tous les points soient valorisés (et pas uniquement les points repris dans les années de références 2015 et 2016)

  •  Nous demandons de disposer du temps nécessaire permettant d’objectiver les besoins des employeurs en termes d’emploi, de fonction, de qualification et ce, en concertation avec la Ministre fonctionnelle

 

Des auditions ont été réalisées au Parlement wallon le 31 janvier 2019.   Ont été auditionnés : l’UNIPSO, la fédération des CPAS, les syndicats.

Malgré cela, notre inquiétude grandi  face à  une réforme qui  entrainera une précarisation de nos projets et de l’emploi.

Soyons solidaires, déterminés, mutualisons nos moyens et faisons entendre notre position.

 

Télécharger le communiqué : 

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