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Quand les murs racontent les droits de l’homme

Déclaration universelle des Droits de l’Homme : 70 ans

Le projet Un toit pour tous dans les Athénées royaux de Jambes et d’Uccle 1.

Jeudi après-midi. Avec sept autres élèves de 4secondaire, Justine, en technique de qualification bioesthétique, souligne avec des sprays de couleurs vives les contours des éléments d’une fresque, sur un des murs extérieurs de l’Athénée royal de Jambes.

Une fresque rappellera le projet « Un toit pour tous » dans les Athénées royaux de Jambes et d’Uccle 1.

Une fresque rappellera le projet « Un toit pour tous » dans les Athénées royaux de Jambes et d’Uccle 1.
© PROF/FWB

« L’arbre, cela représente nos racines communes. Les branches, c’est ce qui nous différencie : origines, éducation, manières de penser, détaille Justine. Et la branche cassée qui tombe, ce sont nos préjugés qui peuvent nous pousser au rejet de l’autre, à des comportements racistes ».

La fresque, réalisée avec l’aide d’un graphiste de la Maison de la laïcité, rappellera aux élèves le projet Un toit pour tous, mené au sein des athénées de Jambes et d’Uccle 1, en partenariat avec la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri. « L’objectif est de sensibiliser les élèves aux problèmes que vivent les personnes mal logées ou sans-abri et à la question migratoire, pour les inviter ensuite à s’informer davantage, à prendre position et à s’engager », explique Claire Jouve, professeure d’histoire dans l’école bruxelloise.

Huit reportages

Le projet s’est décliné en nombreuses activités dans les deux écoles : conférences, films, journées de sensibilisation, collecte de vivres, rencontre avec un philosophe sur la question de l’identité.  Certaines de ces activités sont présentées au concours organisé pour le 70anniversaire de la Déclaration universelle.

D’abord, les élèves de 5secondaire des deux écoles ont réalisé huit reportages, avec l’aide d’Annoncer la couleur (programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale) et l’encadrement pédagogique et technique de l’ASBL Citizen motion. Ils ont rencontré des responsables d’associations actives dans l’aide aux sans-abri et aux migrants, des personnes vivant dans la rue, des mineurs étrangers non accompagnés, la ministre bruxelloise du logement, des apprenants d’un cours d’alphabétisation…

Une maison de cartes

Ensuite, dans les deux écoles, élèves et enseignants ont été invités à s’exprimer à propos de trois articles de la Déclaration : le droit au logement (article 25), à l’asile (14) et à la libre circulation (13).

« Leurs sentiments (colère, indignation, espoir, optimisme…), leurs souhaits, leurs témoignages, leurs revendications à propos de ces droits en Belgique, en Europe et dans le monde, ils pouvaient les exprimer sur de petites fiches en papier, par des moyens divers : textes, dessins, chansons, photos, poèmes, lettres ouvertes… précise Mme Jouve. Tous ces morceaux de papier, reliés les uns aux autres par un fil, ont formé les parois et le toit d’une maison fragile ».

En mai, la maison a été exposée dans les deux écoles. Des pans de murs y étaient volontairement laissés incomplets, pour que les visiteurs puissent se joindre à cette installation artistique engagée.

 

http://www.enseignement.be/index.php?page=27203&id=2456

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