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Samusocial un an après le scandale: « Une image qu’il faut reconstruire »

Interrogé en juillet dernier par la commission d’enquête sur le Samusocial, c’est bien involontairement que son directeur administratif et financier de l’époque, Aurélien Doffigny, a été placé sous les projecteurs. Il s’était notamment exprimé sur les modalités de rémunération et de défraiement de certains mandataires de l’ASBL. Depuis, le temps a passé, la direction a changé, mais les rancœurs se sont-elles apaisées?

Je suis même plutôt reconnaissant

Un an plus tard, devenu directeur général de l’institution, il dit ne pas « avoir à en vouloir » à Yvan Mayeur et Pascale Peraïta: « Par principe, je n’ai pas à leur en vouloir ou à ne pas leur en vouloir. Yvan Mayeur et Pascale Peraïta ont construit le Samusocial qui est devenu ce qu’il est en grande partie grâce à eux. Je suis donc même plutôt reconnaissant. »  Quant à leur en vouloir, il préfère ne pas s’exprimer sur la question: « C’est un sujet très sensible pour lequel il y a encore une information judiciaire en cours. Je pense que c’est un chemin aventureux de s’exprimer sur le sujet ».

Le samu social  ne s’est pas relevé, puisqu’il n’est jamais tombé

Après avoir subi une dégradation de son image, le Samusocial se reconstruit assure Aurélien Doffigny : « Le Samusocial a pris un grand coup, mais n’est jamais tombé. C’est quelque chose qu’il me plaît de souligner. Les missions du Samusocial ont toujours été exercées de manière ininterrompue pendant toute cette année de crise. J’ai l’impression que dans le milieu du Samusocial et dans le monde dans lequel il évolue, il n’y a pas une semaine sans qu’on ne rappelle ce scandale, et ça, c’est assez difficile à vivre. Alors, est-ce que le Samusocial s’est relevé ? Oui, bien sûr, parce que moi je considère qu’il n’est jamais véritablement tombé. Maintenant, si vous discutez avec mes collègues de terrain, eux vous diront qu’ils ont effectivement rencontré des difficultés et en rencontrent parfois encore ».

Moins de dons que par le passé

Une année après le scandale, l’ASBL en porte encore les stigmates. Ainsi, les dons privés avaient fortement baissé et ne sont plus revenus à leur niveau d’avant les révélations.

« Je remercie les donateurs qui continuent à contribuer au Samusocial, et il y a de nouveaux donateurs. C’est donc quelque chose de positif. » Mais il n’y a pas que les dons, il y a aussi les participations privées les partenariats avec des entreprises, qui eux ont disparu: « Certains partenaires vous le diront: ‘On ne sait plus rien faire de votre image, on ne peut rien construire sur votre image ‘. Et ça, c’est très difficile à entendre parce que le travail sur le terrain se poursuit. Les personnes seront hébergées chaque soir de manière continue et ininterrompue, et c’est un peu compliqué ».

Un effort de transparence

Depuis, des procédures pour instaurer de la transparence ont été mises en place. Les donateurs savent ce qui est fait de leur argent, assure Aurélien Doffigny : « Le nouveau conseil d’administration qui a pris place le 3 octobre s’est focalisé sur la gouvernance et la transparence parce que c’était nécessaire au vu de ce qui a pu se passer et des recommandations de la commission d’enquête parlementaire dont le rapport est maintenant disponible.  »  Depuis, le Samusocial s’engage à avoir la transparence la plus totale sur les dons. « On fait tous les feedbacks possibles par rapport aux donateurs, ceci pour restaurer le mieux possible la confiance ».

Changement de nom

Le retour de la confiance passera-t-elle par le changement de nom du Samusocial?

C’est une question à laquelle il n’y a pas encore de réponse concède Aurélien Doffigny . « Dans la balance, il y a un nom qui a 15 ans, qui est connu et qui évoque quelque chose. Par contre, quand on vous dit que ce nom est attaché à du négatif, se pose légitimement la question du changement. Cette question-là n’est donc pas tranchée. J’espère qu’il ne s’appellera pas ‘new Samusocial’  ».

Réduire la voilure

En revanche, la réforme en cours ne laissera peut-être plus autant de place au Samusocial, quel qu’en soit le nom. D’autres associations qui replissent le même créneaux pourraient prendre de l’importance. A cela, Aurélien Doffigny répond que le Samusocial n’a pas de volonté hégémonique. Ne pas être « Cette association qui prend tout et qui veut tout. »
Une image que le Samusocial véhiculait, reconnaît son nouveau patron. Mais cette volonté-là n’existerait plus. « Le Samusocial a des spécificités et s’occupe de nombreux publics. Le Samusocial a une coupole d’une quinzaine de projets et il n’y a pas ou il n’y a plus cette volonté de dominer le secteur. Beaucoup d’associations font de l’excellent travail, on travaille en réseau et le but est de proposer une offre la plus large possible aux hébergés. Beaucoup d’initiatives ont aussi vu le jour cette dernière année. Vous avez la plateforme citoyenne qui s’est fort développée, Médecins du monde qui a pris une place… Énormément de grosses associations ont contribué. L’hiver a été opéré en partie par la Croix-Rouge et ça s’est très bien passé. Le Samusocial d’aujourd’hui est très ouvert par rapport à ça. »

Source : RTBF INFO – https://www.rtbf.be/info/regions/detail_samusocial-un-an-apres-le-scandale-une-image-qu-il-faut-reconstruire?id=9939835

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