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Bruxelles: «400 Toits» lance un projet pilote pour créer du logement à des sans-abri

«400 Toits» a lancé en partenariat avec citydev.brussels un projet pilote visant à créer du logement à faible coût pour des personnes sans-abri à Bruxelles. Deux logements modulaires ont été installés sur un terrain à deux pas du pont Van Praet.

La campagne 400 Toits a lancé ce jeudi, en partenariat avec citydev.brussels, un projet pilote visant à créer du logement à faible coût pour des personnes sans-abri à Bruxelles. Deux logements modulaires ont ainsi été installés temporairement sur un terrain en friche à deux pas du pont Van Praet afin de susciter l’intérêt d’investisseurs et des pouvoirs publics.

Les modules en question sont deux studios déplaçables d’une vingtaine de m2, en ossature bois, installés sur le site de Bridgecity, un terrain appartenant à citydev, l’organisme public chargé du développement urbain en région bruxelloise.

400 logements d’ici 2020?

Ces structures sont les premiers prototypes d’un projet d’habitation temporaire à destination des personnes sans-abri. L’initiative vise à créer 400 logements d’ici 2020. Pourquoi 400? Car il s’agit du nombre de sans-abri dénombrés à Bruxelles en 2014 aux prémices du projet. Depuis lors, le nombre de personnes recensées comme vivant en rue est grimpé à 700.

«On essaye de bouger les lignes, d’être inventifs pour loger des personnes de manière plus immédiate», a déclaré Julie Rondier, coordinatrice de la fondation Habitat et Humanisme, un des acteurs de la campagne 400 toits.

Les deux structures d’habitat déplaçable – le Moving Nest et le Wald-Cube – présentent les avantages d’être construites en un mois de temps et d’être financièrement accessibles. Il faut compter 18.700 euros hors frais de transport et de raccordement pour le premier module et 37.500 euros pour le second.

«Toutes les missions de réinsertion et d’accompagnement des personnes sans-abri ne sont possibles que s’il y a du logement», a pour sa part indiqué la ministre bruxelloise du Logement, Céline Fremault (cdH), qui dit avoir toujours porté un grand intérêt à l’habitat modulaire.

Citydev, qui possède plus de 200 hectares de terrain à Bruxelles, est quant à lui un partenaire important du projet. «L’occupation temporaire de nos terrains et bâtiments en attente de développement immobilier est une démarche nouvelle mise en place depuis quelques années», commente le président de citydev.brussels, Antoine de Borman. «Cette approche permet, en mobilisant au maximum les espaces disponibles, de contribuer à la vitalité créative des acteurs culturels, sociaux et économiques dans la ville».

Les deux premiers prototypes du projet, installés pour trois mois sur le site de Bridgecity, serviront à faire connaître le projet. La campagne 400 Toits aspire ensuite à trouver un terrain pour une durée de minimum deux ans afin de pouvoir y loger des personnes sans-abri de manière pérenne et ainsi participer à leur réinsertion.

 

https://www.lavenir.net/cnt/DMF20180823_01212801

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