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Presse AMA

Bruxelles: le lien entre mesures de confinement et violences intrafamiliales plus finement établi

Au plus les mesures sont strictes, au moins les victimes ont la possibilité de porter plainte, pointe l’Observatoire bruxellois de la Prévention et de la sécurité. Les services de soutien, eux, furent débordés durant les deux périodes de confinement.

Il existe un lien très net entre mesures de confinement et hausse de l’intensité des violences conjugales, dont les victimes sont en immense majorité des femmes. C’est ce que vient appuyer l’Observatoire bruxellois pour la Prévention et Sécurité (OBPS) sur base d’une nouvelle recherche portée sur le phénomène entre mai et novembre.

Cet organe d’analyse dépendant de la Région bruxelloise avait déjà partiellement étayé le phénomène grâce à une première salve de chiffres publiés durant l’été. Ceux-ci démontraient l’existence d’un parallèle entre application du confinement et hausse des appels reçus par les structures de soutien aux victimes de violences. Ainsi, l’OBPS relevait déjà que le nombre de coups de fil reçus par les lignes Ecoute Violences Conjugales et le 1712 néerlandophone avait triplé en avril 2020 par rapport à la période pré-confinement, tandis que les demandes d’hébergement reçues par le Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales (CPVCF) de Bruxelles grimpaient durant le même mois de 253 % par rapport à la même période de comparaison. L’OBPS observait de surcroît une chute très claire des faits enregistrés par la police dès avril et mai 2020 par rapport aux moyennes mensuelles : – 20 %. Analyse de l’Observatoire ? Moins d’opportunités de quitter son foyer signifie plus de difficultés pour rapporter des faits à la police.

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Source : Le Soir

Par Arthur Sente – Journaliste au service Bruxelles

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