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Charleroi: les moins de 25 ans en surnombre dans la rue

Le constat se confirme dans les chiffres de fréquentation des structures.

De plus en plus de jeunes doivent vivre dans la rue avec des problèmes d’assuétude, de santé mentale, et un sentiment de toute-puissance lié à leur âge : ce phénomène décrit par la coordinatrice de l’ASBL Comme chez nous Sophie Crapez est à la base de la création d’une plateforme d’aide à la jeunesse à Charleroi, à laquelle participent quatre acteurs de première ligne : le service d’accueil en milieu ouvert Point jaune, dont l’attention se porte essentiellement sur les mineurs, l’ASBL Solidarités nouvelles, la Maison de l’adolescent (Mado) et le Relais social.

« En 2018, 13,6 % des bénéficiaires du centre d’accueil de jour Le Rebond avaient moins de 25 ans, selon Maëlle Dewaele, chargée de projet au Relais social. Ce qui représente 132 usagers. À l’abri de nuit Dourlet, les éducateurs en avaient recensé 181 sur la même période (19,2 %), un chiffre dans lequel on retrouve une part de cette population. »

S’ajoute à ce phénomène celui de l’augmentation du nombre de jeunes femmes enceintes : un sentiment plutôt qu’un véritable constat objectif puisqu’on ne dispose pas de statistiques fiables.

En tout état de cause, la plateforme vient de concentrer en cinq priorités (lire ci-contre) les 40 propositions de son cahier de revendications élaboré avant les élections législatives. C’est aussi l’occasion pour ses membres d’inviter la nouvelle ministre en charge de l’Aide à la jeunesse Valérie Glatigny (MR) à une rencontre sur le terrain, pour prendre la mesure des besoins pressants du secteur dans le domaine de la grande précarité. « Nous avons coconstruit notre cahier avec 25 organismes de première ligne », rappelle Stéphanie Mourue de Solidarités nouvelles, qui a lancé l’appel à la mobilisation.

Pour sa partenaire Margot Timmermans, du service d’aide à la jeunesse Point jaune, « l’urgence se justifie d’autant plus que le dispositif d’accueil et d’hébergement n’est pas adapté aux mineurs. Les jeunes en rupture avec leurs familles, et qui ont épuisé les ressources de leur premier cercle de parents et de connaissances, n’ont pas vraiment de solution à leur portée. Il est important de pouvoir leur en offrir une. »

Six mois ont passé depuis le scrutin de mai : où en sont les formations politiques dans leur réflexion ? Existe-t-il un projet et quels en sont les moyens de financement ? « La parole appartient au monde politique. »

Source: DH.be – publié le 5/11/2019

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