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Charleroi: Un logement par semaine pour les précaires

Laurent Ciaccia exerce au relais social de Charleroi

Placer le bon locataire dans le bon logement : c’est en résumé la mission du capteur de logement, un métier innovant que Laurent Ciaccia exerce au relais social de Charleroi, dans le cadre d’un projet pilote. Son rôle : mettre en relation des personnes mal logées ou sans domicile fixe avec des propriétaires privés, afin de permettre leur retour en logement. Il s’appuie pour cela sur un réseau de partenaires : institutionnels et associatifs d’une part.

Ce sont eux qui proposent des candidats locataires : centres et services d’accueil, espaces citoyen, Carolo rue, urgence sociale, etc, une quarantaine d’intervenants composent la liste. D’autre part, le capteur noue des liens avec des propriétaires prêts à accueillir des personnes en situation de précarité.

Avant tout, il s’assure que les biens libres d’occupation répondent aux exigences de sécurité et de salubrité, qu’ils sont en ordre de permis et conformes aux règles d’urbanisme. « Quand ce n’est pas le cas, il est impossible de les donner en location. » En l’espace de 18 mois, Laurent Ciaccia a trouvé une septantaine d’appartements et de maisons, soit une moyenne d’un par semaine : « le bouche à oreilles est le moyen privilégié ». Sur la période, 70 baux ont été signés au profit de 99 personnes.

Dans 72 % des cas, leur maintien en logement a pu se prolonger, preuve de l’efficacité du modèle. Le capteur n’est pas un agent immobilier. Il intervient pour faciliter le contact, établir la confiance. « Juridiquement, je garantis la signature du bail et l’enregistrement, ainsi que le dépôt de la garantie légale, généralement avec l’aide du CPAS. Je sers aussi de médiateur entre les parties, pour chercher des solutions aux problèmes rencontrés : relations avec les voisins, retards de paiement de loyer, dégradation du bien… Je suis en quelque sorte le « service après-vente«  du contrat de logement. »

Son champ d’action déborde du territoire communal : des logements nous ont été par exemple proposés sur Fleurus, ce qui intéresse des usagers souhaitant s’éloigner de Charleroi. Tirant profit de l’expérience de ses deux prédécesseurs, Laurent Ciaccia a trouvé ses marques, étoffé son réseau. Il intervient dans le projet Housing first qui vise au relogement et à l’accompagnement des personnes sans abri très fragiles, ainsi que pour le relogement en période hivernale de SDF. La liste d’attente actuelle est de 25 personnes.

Didier Albin

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