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Les sans-abri face à des situations très différentes selon les régions: « 80% de refus supplémentaires à Charleroi »

Avec la chute des températures et l’arrivée de la neige, les sans-abris sont de plus en plus exposés au froid. Pour leur permettre de passer la nuit au chaud, des abris leur ouvrent leur portent un peu partout en Belgique. Mais les places sont-elles suffisantes? La situation est bien différente en fonction des régions.

Bruxelles: « Nous allons ouvrir prochainement un nouveau centre »

À Bruxelles, le taux d’occupation est d’environ 60%. On y redoute tout de même une augmentation des demandes d’hébergement dans les prochains jours. « Les demandes augmentent au fur et à mesure que les températures baissent. Nous allons ouvrir prochainement un nouveau centre d’une capacité de 300 places sur la commune de Haren », explique Marie-Anne Roberecht, porte-parole du Samu social, interrogée par Guillaume Fraikin.

Liège: impact moins important de la baisse des températures

À Liège, le taux d’occupation des abris et centres d’hébergement avoisine les 100% mais les places sont pour le moment suffisantes. L’impact de la baisse des températures est moins important grâce au calendrier. « La baisse de température coïncide avec la période de fin d’année et des fêtes, et nous avons toujours constaté à ce moment-là qu’il y avait une espèce de relâche », confie Adrien Fiévet, coordinateur général du Relais social de Liège. Ici aussi, les responsables craignent de devoir faire face à un afflux soudain de demandes d’hébergement.

Charleroi: « 80% de refus supplémentaires que l’année passée »

À Charleroi la période des fêtes n’a pas été aussi calme qu’à Liège. Le taux d’occupation est de 100% et les abris de nuit sont déjà saturés, alors que les mois les plus chargés sont d’habitude janvier et février. « Pour le mois de novembre on avait 80% de refus supplémentaires que l’année passée à la même période », explique Maëlle Dewaele, chargée de projet au Relais social de Charleroi.

Bart préfère ne pas utiliser tout de suite ses droits d’entrée

Malgré les solutions qui existent, certains sans-abris continuent à dormir dans la rue. C’est le cas de Bart, que notre journaliste Guillaume Fraikin a rencontré à Liège. « Normalement on a droit à sept nuits par abris de nuit par mois. Chez les militaires vous avez de temps en temps une gaufre. Si vous allez au thermos, vous avez de tout à manger, des douches… J’attends qu’il fasse vraiment froid pour y aller comme ça je sais que je rentre », explique l’homme de 58 ans.

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