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Marche contre la violence faite aux femmes: 150.000 Bruxellois touchés par la campagne 0% sexisme en un mois

Un concert et une distribution de rubans blancs contre les violences faites aux femmes ont clôturé vendredi soir, sur la place Flagey, la campagne « 0% sexisme ». Celle-ci visait à sensibiliser et responsabiliser la population bruxelloise face au sexisme et au harcèlement sexuel. Avec l’affichage dans le métro, la présence sur les réseaux sociaux et les relais dans les associations partenaires, la campagne a touché environ 150.000 personnes au total.

Elle avait été lancée le 23 octobre dernier par Bianca Debaets, la secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Egalité des chance, et le service régional equal.brussels. Des vidéos tournées en caméra cachée, montrant des Bruxellois prenant la défense d’une actrice harcelée en rue, ont notamment été vues 50.000 fois sur le net.

« L’espace public appartient à tout le monde et il est inadmissible que des femmes – mais aussi des hommes avec le gay bashing – se fassent harceler en rue », défend Bianca Debaets. « Tout le monde a le droit de vivre selon son identité et tout le monde est garant de cela. Chacun a une responsabilité dans la construction d’une ville ouverte où le sexisme n’a pas sa place. »

L’application « Touche pas à ma pote », lancée en mars dernier sur le modèle de l’application française Handsaway, a par ailleurs été mise à l’honneur pendant la durée de la campagne, faisant augmenter de 145% son nombre de téléchargements en comparaison avec le mois précédent. Elle permet aux utilisateurs d’alerter par géolocalisation en cas de harcèlement sexiste. Les témoins connectés peuvent aussi venir en aide aux victimes. Béa Ercolini, ancienne rédactrice en chef du magazine Elle Belgique et à l’initiative de l’ASBL Touche pas à ma pote, remarque que c’est en région bruxelloise que l’application a comptabilisé le plus d’alertes. Elle ne peut toutefois déterminer si cela montre une sensibilisation accrue des Bruxellois à la problématique ou si cela est lié à un phénomène plus fréquent dans la capitale.

Quoi qu’il en soit, elle souligne que « l’app rend le phénomène du harcèlement visible. (…) Elle peut être téléchargée par des filles comme des garçons. Le harcèlement de rue, c’est la majorité des femmes qui se font harceler par une minorité d’hommes qui sont des récidivistes. C’est un message aux hommes, à cette majorité de chics types, qui peuvent aussi aider à venir à bout de ce phénomène qui empoisonne la vie des femmes mais aussi celle des hommes, qui sont de plus en plus nombreux à dire ne plus trop oser faire un compliment. Ce problème nous concerne tous et peut se régler si on s’y met tous et toutes. »

Manifestation contre la violence

Ce dimanche 25 novembre, une marche pour manifester pacifiquement contre la violence faite aux femmes est organisée à Bruxelles et dans d’autres villes européennes. Le parcours de la manifestation dans la capitale se fera autour de la place du Grand Sablon, entre le Palais de Justice et le Mont des Arts.

A l’appel de plusieurs dizaines d’organisations, les participants réclameront « un engagement plus ferme, massif et conséquent des pouvoirs publics » sur la question. En Belgique, au moins 33 femmes ont déjà perdu la vie depuis janvier sous les coups d’un homme.

 

Voir la vidéo

 

Rédaction Lifestyle avec Belga Publié le samedi 24 novembre 2018 à 09h46 – Mis à jour le samedi 24 novembre 2018 à 09h47

http://www.dhnet.be/actu/belgique/marche-contre-la-violence-faite-aux-femmes-150-000-bruxellois-touches-par-la-campagne-0-sexisme-en-un-mois-5bf90ffecd70e3d2f6e013b1

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