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Cuesmes: La maison d’accueil « L’Espoir », soutenue par Viva For Life

La « cagnotte » de Viva For Life s’élève à 3 451 320 euros cette année. 91 associations vont bénéficier de subsides. Parmi elles, « L’Espoir », un centre d’hébergement situé à Cuesmes (Mons). C’est la première fois qu’il reçoit un financement de Viva For Life. A quoi va-t-il servir?

Ce matin, ils sont en nombre, les bambins! Une dizaine, réunis dans deux petites pièces, sous l’œil de plusieurs stagiaires et de Laurence Leriche. « Je travaille ici depuis quinze ans, je suis rentrée juste après mes études en fait. C’est un travail parfois très dur, mais très enrichissant. Jamais un jour pareil, jamais un enfant pareil. On ne s’ennuie pas, c’est sûr! » Elle a l’œil à tout, rattrape quelques petits « fugueurs », qui profitaient d’une barrière mal fermée. « Allez hop, par ici, zou! »

La maison d’accueil a une capacité de 45 lits. Toujours full. « Nous avons en permanence une liste d’attente« , confirme Laika Bergh, l’assistante sociale. « Mais des situations d’urgence se présentent régulièrement. Des mamans sonnent à la porte en pleine nuit. Elles sont accompagnées de leurs enfants, elles n’ont pas d’endroit où aller… » Drames de la violence conjugale et/ou du surendettement, beaucoup décident de quitter leur foyer, mais n’ont aucune ressource. « La durée de l’hébergement peut varier très fort. Parfois il s’agit juste de réunir un peu d’argent pour payer une garantie locative. Dans d’autres cas, les familles restent six mois, un an… » Bouée de sauvetage pour ces femmes, le centre n’a pourtant rien d’un hôtel. « Il faut supporter la vie en communauté, c’est difficile« , explique Laurence. « Parfois elles ne le supportent pas, et quittent immédiatement ». « C’est un grand changement pour les enfants aussi, leur caractère évolue », poursuit Laika. « Les enfants qui ont connu ces situations de violences sont des victimes, eux aussi. Ils présentent parfois des retards de développement, retards mentaux, problèmes moteurs…ils ont besoin d’une attention particulière, et c’est ce qu’on essaye de leur offrir avec cet espace enfants ».

Laurence nous fait la visite. Des tapis d’éveil, des trotteurs, des boîtes de crayons (qui soudain dégringolent, aidées par une petite main potelée…)…Un enfant âgé de quelques mois est allongé sur le dos, face à un portique. « Il a 8 mois« , rectifie la puéricultrice. « Il a un retard de développement, ce qui explique qu’il paraisse encore tout petit« . L’équipe lui fait faire de petits exercices, « conseillés par le kiné« , tous les matins. « Ce lieu, c’est aussi une bulle d’oxygène pour ces enfants. Qu’ils se retrouvent entre-eux, en dehors des lieux de vie commune, et des conflits éventuels. Qu’ils retrouvent de la gaieté, une vie d’enfants« . (Les petits fugueurs s’en donnent à cœur joie, en effet, ils ont réussi à atteindre le petit bureau et chaparder une boîte de lait en poudre. On les rattrape…)

L’envie de les distraire est bien là, mais les locaux manquent de confort, nous expliquent les membres de l’équipe. Côté sanitaire, c’est très pauvre. Quant aux châssis, ils laissent passer l’air froid en hiver, la chaleur en période de canicule. « Grâce aux subsides on va pouvoir refaire l’isolation, isoler le sol aussi. Revoir tout le bloc sanitaire. Pour que les petits soient dans un environnement confortable, et le personnel aussi. Que nous puissions les accompagner et travailler dans les meilleures conditions« .

L’espace enfants est aussi un lieu de répit, pour les mamans. « Lorsqu’elles doivent effectuer des démarches administratives, elles peuvent nous déposer l’enfant. Elles peuvent aussi en profiter pour prendre un peu de temps rien que pour elles. Ou pour effectuer certaines tâches ménagères au centre. On ne s’en cache pas, vivre ici ce n’est pas vivre à l’hôtel… ».

 

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