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L’abri de jour devient Espace dignité

Il ouvrira à Jambes d’ici peu et attire déjà les foudres des riverains

L’accueil de jour qui va ouvrir rue Saint-Nicolas a défrayé la chronique le semestre dernier et servi de leçon à l’ASBL Éduc’action et dignité. Elle devait signer un contrat de bail avec le CPAS lorsque les craintes des riverains ont poussé le bourgmestre à émettre son veto sur le projet.

Devant l’incompatibilité du local proposé par la Ville – où est encore logé le relais social urbain namurois, plus en amont de la rue – l’ASBL aidée par un généreux donateur prêt à investir un million d’euros voire davantage a décidé de chercher dans le privé.

C’est auprès de Thibault Bouvier que le projet d’Espace Dignité a trouvé refuge. Le propriétaire de locaux vides auparavant occupés par un service de la région wallonne, a loué ce bel espace au projet qui s’appelle dorénavant Espace Dignité. Ce projet pour le 90 rue Mazy à Jambes, qui n’est pas véritablement un accueil de jour comme le projet du 78 rue Saint-Nicolas, devait être présenté vendredi. Mais devant les oppositions des riverains qui menacent déjà d’un recours en référé, le président de l’ASBL Robert Bourgeois a décidé de bousculer son agenda. « Je dévoilerai les détails de l’Espace Dignité ce mercredi à tout le monde en même temps, nous avons avancé ce rendez-vous de deux jours pour lever les questions et les inquiétudes. Normalement, nous ne devions pas le dévoiler publiquement avant une rencontre formelle avec les voisins qui se tient jeudi soir, mais puisque certains commencent à alerter la presse, nous tenons à être clairs au plus vite« , explique-t-il.

Tout juste sait-on qu’il s’agit non pas d’un abri de jour, mais d’un espace polyvalent qui sera ouvert pendant le dernier trimestre 2018 et qu’il ne sera pas réservé aux SDF même si des plages leur seront dévolues, comme cela a été présenté à certains riverains. Et qu’un comité d’accompagnement avec le relais social urbain namurois – présidé par Philippe Noël, s’est réuni plusieurs fois pour encadrer le projet. Comme pour la rue Saint-Nicolas, le premier réflexe d’une partie est celui du rejet. Certains d’entre eux ont écrit au bourgmestre. Or, la Ville n’a rien à voir dans cette initiative. Reste à voir si l’ASBL réussira à calmer les esprits ou si elle devra se battre avec le voisinage.

 

magali veronesi Publié le mercredi 26 septembre 2018 à 06h00 – Mis à jour le mercredi 26 septembre 2018 à 06h00

http://www.dhnet.be/regions/namur/l-abri-de-jour-devient-espace-dignite-5baa6110cd70d3638d873855

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