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Les SDF inégaux devant les communes

Alors qu’ils peuvent bénéficier d’un revenu d’intégration à un taux de personne isolée, certains CPAS ne leur octroient qu’un taux de cohabitant. La députée Dedonder (PS) dénonce cette situation qui selon elle entraîne une migration des sans-abri vers les villes plus généreuses.

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À la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aides aux sans-abris (AMA), on confirme aussi certains problèmes rencontrés avec les revenus d’intégration. « Sans données statistiques, difficile d’évaluer le problème mais oui, nous y sommes confrontés, confie Christine Vanhessen, directrice de l’AMA. Ainsi, certains CPAS de la région bruxelloise estiment depuis toujours que le fait de résider dans une maison d’accueil est une vie en cohabitation et que donc le bénéficiaire doit avoir un RIS de cohabitant. Nous avons déjà déposé des dizaines de plaintes à ce sujet et nous avons obtenu des jugements en notre faveur mais au final, rien ne change. L’autre problème avec le RIS est la compétence territoriale invoquée par certains CPAS pour ne pas octroyer le revenu. Or, d’un jour à l’autre, un sans-abri peut dormir sur un banc situé dans une commune et le lendemain sur un autre dans une commune voisine. On se renvoie la balle d’une commune à l’autre et cela ne rime à rien. »

 

Source : Le Soir (26.06.2020)

 

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