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Presse

Vers la création d’un relais social en Brabant wallon pour lutter contre la grande précarité

Sa création est en cours en Brabant wallon. Il coordonnera les acteurs luttant contre la grande précarité. Une étape avant la création d’un abri de nuit?

S’il n’y a toujours pas d’abri de nuit pour les personnes sans domicile fixe en Brabant wallon, comme le déplore le cdH Brabant wallon(notre édition du 22 octobre), un projet de création d’un relais social est toutefois en route.

«Le processus est lent malgré l’urgence mais j’ai beaucoup d’espoir avec ce relais social» , avance Christine Vanhessen, la directrice de l’AMA, la Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri qui pilote le dossier, soutenu par la Province du Brabant wallon.

Un relais social a pour objectif de coordonner les partenaires, tant publics que privés, qui travaillent dans le domaine de la grande précarité et l’exclusion sociale afin de répondre aux besoins du terrain.

Le décret régional qui organise les relais sociaux en prévoit de deux types: les relais sociaux urbains, dans les villes de plus de 50 000habitants, et les relais sociaux intercommunaux, là où il n’y a pas de villes aussi grandes. Mais pour l’instant, il n’existe que des relais sociaux urbains, à Namur, Charleroi, Liège, par exemple.

Pour fin 2021-début 2022

«La structure en Brabant wallon sera le premier relais social intercommunal , précise la directrice de l’AMA. Nous avons également un projet dans la province du Luxembourg où il n’y a pas non plus de ville de plus de 50 000 habitants.»

Christine Vanhessen espère que le relais social brabançon verra le jour fin 2021-début 2022. «On va lancer un appel à candidaturespour engager une personne chargée de mettre sur pied ce relais social.»

Et Antoine Farchakh, chargé de projets wallons à l’AMA, d’ajouter: «On souhaite qu’elle soit sélectionnée d’ici le 1er janvier prochain.»

D’ailleurs, le gouvernement wallon a décidé, mercredi, d’octroyer un subside de 50 000€ pour permettre d’engager cette personne,comme s’en réjouit le député Laurent Heyvaert (Écolo), car un relais social est «le chaînon manquant de lutte contre la pauvreté en Brabant wallon».

Toutefois, on ne parle pas encore d’abri de nuit. Le relais recevra des subsides de la Région wallonne pour son fonctionnement mais aussi pour financer des projets précis. «Avec les partenaires, il faudra voir quels sont les priorités et les projets à mettre en place: un abri de nuit, un Médibus ou autre , indique Antoine Farchakh . Car même en Brabant wallon, il existe une précarité sociale.»

«Il manque un abri de nuit»

Et Christine Vanhessen de souligner que «tous les acteurs sont d’accord pour dire qu’il manque un abri de nuit en Brabant wallon,même s’il y a parfois une certaine frilosité politique. Toutefois deux questions se posent. Où l’installer? Et comment le financer? La subvention prévue par la Région permet d’engager 3 équivalents temps plein, ce qui n’est pas assez si on veut assurer un accueil de qualité. C’est pourquoi, on milite auprès du cabinet de la ministre régionale des Affaires sociales, Christie Morréale (PS), pour revaloriser cette subvention.»

La directrice de l’AMA fait aussi savoir qu’un abri de nuit n’est pas «LA solution à tous les problèmes. C’est un hébergement qui répondà l’urgence. Mais il faut aussi pouvoir s’inscrire dans des démarches d’accompagnement sur le long terme. C’est pourquoi, on aimeraitque les centres de jour (NDLR: comme Un Toit Un Cœur, à Louvain-la-Neuve) , soient aussi reconnus par la Région.»

Cela fait depuis l’hiver 2012-2013 que le Brabant wallon ne dispose plus d’un abri de nuit.

6 maisons d’accueil et 1 centre de jour en Brabant wallon

En Brabant wallon, il existe six maisons d’accueil et un centre d’accueil de jour. «Les maisons d’accueil ont déjà réfléchi à créer des places d’urgence dans leurs locaux ou non. Mais ce n’est ni tout à fait dans la réglementation des maisons d’accueil ni tout à fait dans celle des abris de nuit. Et là aussi, il faut des moyens pour mettre cela en route» , souligne Christine Vanhessen, la directrice de l’AMA

 

Source : L’Avenir – 23 oct. 2020

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